Transcender le Burn-out parental, expérience initiatique

Transcender le Burn-out parental

Un parcours de révélation initiatique

Je viens aujourd’hui écrire sur un sujet qui m’est cher : la parentalité et, au-delà le burn-out.

Effet, en tant qu’exploratrice et expérimentale assez extrême (cf story telling sur mon site) j’adore trouver la quintessence de l’expérience. Après les sports extrêmes, les expériences vie-mort je crois que l’expérience qui m’aura le plus appris sur  moi-même (et ce n’est pas fini) sera la parentalité.

 

Ce qui voudrait passer pour banal, usuel est sans doute la plus magistrale, lumineuse, transcendantale expérience !

 

Donner la vie, l’accompagner est un acte sacré ni banal, ni usuel, et le burn-out m’a permis de reconsidérer cet acte prodigieux.

Et si, justement ce nouveau phénomène apparaissait pour réajuster l’essentiel, le vivant, comme certains ont pu penser et dire que le sida était apparu pour remettre du sacré dans la rencontre ?

J’ai vécu le burn-out et la descente aux enfers et je vous partage mon chemin non pas pour en sortir mais pour plonger dedans et en extraire la sève, le graal !

Ce chemin qui permet de renaître à soi littéralement, penser et panser du même coup toutes ses blessures.

 

1-Prélude essentiel de compréhension du terrain

Avant d’entrer dans le vif du sujet, Je vous invite à sillonner un petit prélude sur la notion de couple, féminin sacré et masculin divin en soi car selon moi tout part de là.

En effet, nous créons à l’extérieur ce que nous vibrons à l’intérieur.

Qu’en est-il de votre couple intérieur ?

  • Quelle est l’image de la femme en vous?

Est-elle paisible ?

Est-elle fière de sa capacité de fécondité, création ?

Est-elle authentique à l’écoute de ce qui est cohérent pour elle, ajustée sur ses valeurs ou bien dans une séduction « plaire pour ne pas déplaire » ?

Honore-t-elle sa sensualité (Odorat, vue, goût, toucher, ouîe, intuition) ?

S’aime-t-elle profondément et prend-elle soin d’elle pour pouvoir prendre soin des autres, guérir ?

Comment vit-elle le plaisir et la joie, comment la fait elle circuler ?

Prend-elle des temps de rêveries, contemplation, imagination pour nourrir son sens de création, ses connaissances intuitives innées de sorcières ?

 

  • Quel est l’image de l’homme en vous?

Quelles sont les valeurs essentielles qu’il soutient ?

Comment utilise-t-il sa force, sa puissance ?

Que permet-il d’élever ?

Que souhaite-t-il matérialiser, ancrer, actionner ?

Que veut-il protéger ?

Parvient-il à ouvrir les bras, ouvrir son cœur ?

Qu’active-t-il en lui maime ?

 

Je vous laisse avant toute chose noter comment vous vous situez par rapport à ces notions, prendre conscience de vos croyances limitantes par rapport au couple et affirmer ce que vous voulez créer, voir grandir dans votre vie.

 

L’enfant vient agir dans nos vies comme un amplificateur, exponentiel à non-dit. Ce qui n’a pas été clarifié, exprimé intérieurement sera remis au goût du jour force 10000 .

Si vous n’avez pas été comprendre, aimé, guérir éventuellement votre enfant intérieur votre enfant extérieur agira comme un miroir exacerbant ce que vous avez enfoui.

Ce qui a été tu, oublié, non-dit au sein du couple viendra exploser au beau milieu du salon,

Si vous aviez tendance à vous faire passer en dernier jouant sur vos limites, vous deviendrez un élastique étiré à son maximum…

 

Pourquoi ? Parce que la vie est magique ! lol

Et oui, Bouddha, Gandhi, Nelson Mandela nous l’ont bien dit :

« L’extérieur vient refléter notre état interne » “Nous créons à l’extérieur ce que nous vibrons à l’intérieur ”

Alors c’est bien simple, Madame la Marquise, les gens qui nous énervent  à l’extérieur sont les merveilleuses occasions d’aller aimer les parties de notre être que nous rejetons, avons oublié ou dénigrons.

Nous avons absolument toutes les facettes de l’humanité en nous.

Nous avons les capacités d’être (activer) la partie chagrin, ou victime, ou doute, ou jalouse, capricieuse, porcine, égoïste, généreuse bref…

Bien sûr nous pouvons faire prédominer certaines davantage que d’autres suivant celles que l’on nourrit ( cf l’histoire indienne à ce sujet )  sauf que :

 « La plénitude inclut l’ombre comme la lumière ! »

Ce à quoi nous résistons viens se coller sur notre figure « Ce à quoi on résiste persiste, ce que l’on embrasse s’efface »(C.Jung).

Chaque partie de notre être (ombre, comme lumière) possède sa richesse, utilité, bonne intention et la paix résidera dans notre capacité à aimer et reconnaitre chacune de nos parties comme une maman équitable et aimante envers tous ses enfants ou un bon capitaine de navire honorant et valorisant chacun de ses moussaillons.

Aimer, accueillir, entendre, honorer ses parties ne signifie pas laisser les moussaillons ou enfants prendre les commandes de notre gouvernail : chacun sa vie ; chacun son cap et son capitaine !

 

Commençons donc par être en paix inside of ours !

 

Si ce n’est pas le cas la vie nous tendra les expériences pour ajuster le tir, alors profitons-en dès maintenant, quelle que soit l’expérience « débrouillons-nous pour transcender ce qui plombe en or » !

2-Qu’est-ce que le burn out parental ?

Le burn-out désigne un état d’épuisement psychologique, émotionnel et physiologique. En anglais courant, to burn-out signifie : s’épuiser, s’user. C’est la fin de combustion, comme une bougie qui est en train de s’éteindre…

Bien qu’appartenant à la même famille, le burn-out se différencie du stress car il résulte de l’accumulation de stresseurs variés, caractérisés par une intensité modérée et un aspect chronique et répétitif : « Le burn-out est ainsi quelque peu comparable au montant total dune longue addition », précise Violaine Guéritault.

Ses symptômes sont d’abord un état d’épuisement à la fois émotionnel et psychique.

Un manque total d’énergie. Ensuite, une attitude négative ou détachée vis-à-vis de la source de stress (dépersonnalisation, distanciation). Enfin, une autocritique constante avec une sous-estimation de ses capacités ayant pour résultat une baisse de la “productivité”, voire une activité réduite au minimum.

. « On parle aussi d’épuisement parental quand le parent a le sentiment qu’il n’y a plus de coupure entre lui et les contraintes du quotidien, observe Sylviane Giampino, psychologue et spécialiste de la parentalité.

Même si il investit la maternité ou paternité, le sujet se sent sous pression du matin jusqu’au soir et ne parviennent plus à récupérer. »

L’épuisement parental se heurte souvent à l’incompréhension de l’entourage.

On le note surtout chez les mamans esseulées ou avec des enfants bas-âge.

 

3-Que se passe-t-il concrètement avec la présence de l’enfant ?Qu’est ce qui change?

Le bébé, de par sa dépendance totale à la mère pour se nourrir et survivre, ajoute un caractère d’urgence à des situations quotidiennes que nous n’avions pas encore pris le temps de considérer ou qualifier comme « exagérées, extrêmes ».

Ensuite l’enfant vient nous coller en pleine figure tout une série de parties de nous que nous avons oubliées, rejetées (spontanéité, impatience, intuition, pouvoir créateur, libre arbitre confiance, clown, caprice etc…)cf article sur l’enfant intérieur

Nous allons devoir jongler rapidement avec la démesure….qui pour nous, a été « dressée, tue » à coup de codes sociaux, collectifs que nous allons devoir apprendre, et expliquer à l’enfant.

L’enfant, lui, manifeste ses besoins, ce que nous ne savons plus faire et prenons en pleine face.

L’enfant il hurle et crie pour exprimer ses besoins n’ayant pas encore notre langage quand justement nous croyons savoir communiquer et faisons trop souvent semblant (authenticité) ou taisons nos ressentis.

L’enfant ressent la séparation en live en incarnant son âme dans un corps de chair, il passe de plénitude à division que lui soumettent ses sens (voir à l’extérieur et non dedans) et vient nous permettre de revisiter directement ce que nous vivons comme divisé en nous !!

L’enfant pas encore autonome nous accapare corps et âme quand justement nous croyions vouloir être indispensable à l’autre (peur de l’abandon)

 

Bref, c’est un formidable média thérapeutique mais, sur le moment nous n’en avons pas conscience et pour nous il vient seulement jeter un gros caillou dans la marmite d’eau bouillante

 

4° Concrètement quels sont les symptômes du Burn-out parental ?

  • Partie perfection au commande: Désir de perfection sur tous les paramètres

Du fait, de se trouver dans une position « non-valorisée » par la société. La maman souvent (mais les papas parfois) tend à vouloir « gérer sa vie d’avant »en plus de la maternité (prendre soin d’elle, de l’alimentation, du rangement de sa maison, réfrigérateur plein, courriers administratifs etc…) Comme si de rien n’était, elle ajoute un temps plein de 8 heures de sollicitation du bébé ou de l’enfant

Elle développe une omnipotence sur tous les plans de la vie de ses enfants et règne sur tous les fronts: l’école, l’éducation, leurs relations sociales, les vacances, leur santé. Elle génère en outre, une course à la performance et les prouesses de sa progéniture représentent sa réussite la plus probante.

 

  • Déconnexion des besoins de son corps et de ses émotions: Etre au bout du rouleau et ne

pas s’en rendre compte

“Une mère au bord du gouffre nerveusement et au bout de ses réserves d’énergie, peut en toute inconscience et par souci de continuer à gérer à la perfection toute sa petite tribu, ne pas sentir qu’elle est en train de sombrer”.article complémentaire

C’est bien souvent l’entourage qui en prend conscience pour elle, en essayant de l’alerter.

  • L’ambivalence des sentiments: déséquilibre du don et du recevoir

En dépit des grands principes d’éducation que la personne s’était édictés avant la naissance des enfants, elle se surprend à ressentir des sentiments très contradictoires à leur l’égard. Les pertes de sang-froid sont de plus en plus fréquentes et s’accompagnent parfois de violence et de cris, elle peut plonger littéralement dans des émotions qu’elle a fait taire pendant des années On assiste également à l’alternance d’un amour passion pour les enfants suivi d’un rejet parfois haineux. Elle se sent incomprise et victime d’injustice en regard de tout son investissement.

  • L’épuisement physique: elle ne parvient plus à récupérer,

Écrasée par une fatigue chronique, rien ne semble pouvoir soulager cet épuisement. Ses défenses immunitaires commencent à chuter et elle tombe malade de manière chronique (angine, coup de froid, rhume)

  • Sensation d’overdose de tout, lassitude de la répétition et routine: Vibration du doute, frustration et découragement.

Elle a l’impression que la moindre action de la vie quotidienne, est sans fin et accuse lassitude profonde.

  • Troubles du sommeil

En dépit de l’extrême fatigue, il lui est difficile de trouver le sommeil elle demeure en alerte et en veille.

  • Troubles de l’humeur: la partie victime (impuissance, chagrin..) a pris le pouvoir

Accompagnés de plaintes répétitives, pessimistes et dépressives. Le malaise interne devient envahissant. Aussi, tant qu’elle a la sensation de ne pas être entendue ou comprise par l’entourage, les mêmes plaintes reviennent en boucles.

  • L’impulsion du désir et en berne : pouvoir créateur au ralenti

Cela se caractérise par l’absence de désir sexuel, désintérêt pour son partenaire puisque plus de temps pour elle.

La sensation d’épuisement est telle, que l’idée d’un rapprochement avec son conjoint est vécue telle une corvée supplémentaire ajoutant à son manque de sommeil.

  • Dépassée, affaiblissement de l’estime de soi:

Avec l’impression que la vie la dépasse qu’elle est prise dans une course folle contre la montre qu’elle ne contrôle pas.

  • Sensation d’isolement

Sensation d’être jugée, comparée, non reconnue, non entendue.

Elle se replie sur elle-même et évite le contact.

  • Prise de poids ou amaigrissement spectaculaire

 

5°Les sources du Burn-out ? Nouveau phénomène ? Qu’est ce qui fait que nos aïeuls n’aient pas été sujets au burn-out ?

Quelles sont les réelles différences ?

 

J’invite à la bienveillance et non jugement, à la réelle sororité. Je dis sororité et non fraternité car pour avoir partagé, rencontré beaucoup de personnes concernées, je crois que les femmes mériteraient à nouveau de se soutenir, s’entendre sans se juger. Apprendre de nouveau à accueillir avec amour à l’image de la Terre Mère.

 

  • Phénomène sociétal

Dans cette société patriarcale où force, volonté, compétition règnent en maîtres la partie féminine de contemplation, intériorisation, amour, guérison n’a plus sa place.

Ces valeurs intrinsèques du féminin (cf 5 piliers de Aurélia Dabon) ne sont pas « rentables » ce sont des notions qui ne « nourrissent » pas disaient nos parents et grands-parents.

« L’amour, l’art, le bénévolat c’est bien joli mais ça ne fait pas « bouffer » nous disaient-ils ».

La première question posée lors d’une nouvelle rencontre en guise de salut est devenue « et toi qu’est-ce que tu fais comme travail ? »

Aussi, peu à peu s’est installé un phénomène de culpabilité, de honte et humiliation à choisir de se vouer à son art, choisir d’élever ses enfants à part entière, veiller à offrir une belle maison et cuisine aux siens…

Dans ce contexte où tout semble accéléré, calé sur le besoin, la productivité et rentabilité nous avons troqué les saveurs les ingrédients d’antan pour des conserves et du surgelés, lyophilisés ou sur-emballés.

Les valeurs du féminin ont perdu reconnaissance et les femmes ont tu ces valeurs pour correspondre au phénomène sociétal :« je travaille, j’ai des enfants que je délègue aux autres payés pour le faire, je laisse tout ce que je peux transmettre à l’époque révolue des « sorcières ».

Nous pouvons même assister à une « guerre-froide féminines »entre celles qui choisissent de travailler à l’intérieur pour élever leurs enfants (considérer comme feignante) et celles qui ont choisi de travailler à l’extérieur.(confère cet article sur le sujet)

Il semble que nos grands-mères valorisaient leur travail et position, le statut était équitable ou différencié seulement par l’implication de chacune ou l’amour de la tâche. Elles avaient des positions semblables les unes avec les autres.

Elles veillaient à l’alimentation  cultivaient parfois elles-mêmes leur potager, choisissaient scrupuleusement l’alimentation saine pour toute la famille.cf film ” Solutions locales pour un désordre global”

Elles affirmaient une partie de leur créativité au travers des plats qu’elles concoctaient.

Elles maintenaient l’ordre à l’intérieur de la maison au niveau hygiène comme éducatif.

Il en était ainsi.Peut on, pour autant, affirmer avec certitude que les valeurs du féminin étaient davantage bafouées que maintenant (inspiration, intuition, contemplation, créativité, amour, guérison, sensualité..)?

Il existait encore les traditions d’initiation et transmissions mère-fille où les lunes, la naissance étaient des moments charnières et respectés de la femme.confère article tente rouge ou livre d’Anita Brillant “La Tente Rouge”.

 

La transmission mère fille ne se fait plus :

Ces dernières décennies, les femmes ont « oublié » ou n’ont pas vu l’importance de transmettre la maternité à leurs filles.

Dans les sociétés plus traditionnelles (comme c’était le cas en France il n’y a pas longtemps) les mamans préparent leurs filles à devenir mères à leur tour. Car c’est une évidence que l’un des rôles de la femme sera de devenir mère un jour et que ce métier-là n’est pas facile. Il y a des centres de formation pour chaque métier et le centre de formation pour le métier de maman devrait être notre propre mère (ou un lieu d’échange entre mamans).

On commence à voir renaître des rencontres entre femmes (cercle de femme, hommes, tente rouge ,les formations de Doulas qui préparent aident en parallèle des sages-femmes au métier de maman).

Il y avait ces valeurs d’entraide, de communauté et le rythme imposé par la société n’était pas le même .Seules les voies postales existaient contre aujourd’hui le téléphone, internet et les voies postales…Nous avions appris qu’il y avait un temps pour chaque chose, maintenant c’est l’idée de “plus, plus vite et mieux” qui prédomine ».

Course effrénée que nous mangeons, respirons, pensons (cf article Eloge de la Lenteur )

Le burn-out semble avoir germé dans une époque où les valeurs du féminin ont péréclité et où la naissance est banalisée et les femmes se sont coupées les unes des autres.

 

Si les femmes reconnectent avec fierté la noblesse de leur féminin le masculin reprend toute sa place (polarité masculine) soutenant, accompagnant, aidant du sacré de l’essentiel

Nous avons besoin sur la planète de femmes, de mamans aimantes, bien dans leurs corps et leurs têtes, il en va du salut de nos enfants.

  • Le manque d’information

Oui on peut lire des bouquins pour bien vivre sa grossesse ou mieux l’accompagner.

Oui on peut lire sur préparer son accouchement en cohérence avec ses valeurs

Oui on peut lire sur l’allaitement, la nourriture de bébé…

On ne lit pas comment gérer les 24h de hurlements d’un nouveau-né en souffrance ou demande ? Comment réaliser ses courses avec un bébé qui hurle et tente de tout attraper sur son passage ? Comment être à l’heure aux rendez-vous quand l’enfant se fait pipi dessus au moment de prendre le départ et refuse de se laisser attacher sur son siège ? Comment être efficace à son boulot en n’ayant pas dormi ou peu  depuis 3 ans …

Et lorsque les bouquins existent, c’est un peu comme étudier le manuel de fonctionnement du bateau lorsque nous sommes déjà dans l’œil de la tempête.

Il est de ces lectures que nous n’anticiperons pas lorsque nous ne sommes pas encore concernés et que nous ne lirons plus à postériori quand la situation est passée.

 

 

Il en va de ces situations de vie que nous sommes invités à gérer de l’intérieur.

A l’image de l’accouchement, vous aurez oublié tout ce que vous aurez pu lire et entendre en préparation lorsque les contractions surviennent…

Cette sagesse et cette force sont à l’intérieur de nous sauf que nous avons pris la manie de chercher les solutions à l’extérieur.

Ce pourquoi, ces expériences de vie se tarent d’être « initiatiques », révélatrices.

Dans les situations d’urgence où il en va de notre survie nous contactons souvent cette intuition, cette sagesse profonde…Ce ne sont pas plus les connaissances théoriques que le mental qui interfèrent.

La bonne nouvelle c’est que nous n’aurons pas un investissement budgétaire terrible à faire ni parcourir des kilomètres !

Tout se trouve en nous, le chemin sera donc de se reconnecter à cette sagesse et intuition.

 

  • Ne pas avoir mis de cap, savoir ce que l’on veut profondément

Et oui, phrase fétiche de mon amie coach Leila B proclamée par Sénèque :

 

« Il n’y a pas de vents favorables à celui qui ne sait pas où il va »

En effet, quelle est notre intention ?

Pour quelles raisons souhaite-je donner la vie ?

Quelles sont les valeurs que je souhaite transmettre ?

Comment je souhaite l’accueillir en moi ? Quel rythme, quelle alimentation, quels soins ?

Comment je prépare l’a-terri-sage ? L’accouchement, mise au monde ?

Et après, comment j’insère le nouveau venu dans mes impératifs quotidiens, mes projets ? Qu’est-ce que je conserve, qu’est-ce que je mets en stand bye…

Sans cap, et intentions nous calons notre vibration sur « je mets mon pouvoir créateur à l’extérieur ».

Nous serons ballottés par tous les vents et tempêtes extérieurs jusqu’à se positionner fermement : prendre des décisions fermes.

La grossesse, l’accouchement pourront être du coup des marathons nous mettant déjà en réel état de choc et de fatigue propices au burn-out en suivant (Ce fut mon cas).

Mettre des caps, des intentions permet de s’affirmer dans ses choix et devenir gardien(ne)s de ses valeurs.

Ne pas en mettre revient à écouter tout le monde et n’importe quoi et se faire balloter par les avis divers de la famille, des ami(e)s, des voisins. Nous ne serons plus les auteurs de notre vie deviendrons les figurants de la vie des autres.

 

Cela revient à dire « je ne sais pas » et de ce fait laisser la sagesse et intelligence à l’extérieur.

 

Sans cap à un moment où la vie nous met à l’épreuve c’est comme faire entrer le loup dans la bergerie. Tout l’entourage, l’extérieur pris de la bonne intention d’aider viendra nous exprimer toutes les versions diverses et variées concernant l’allaitement, le sommeil, l’organisation…renforçant ainsi notre sensation de  vulnérabilité et incapacité du moment.

Sans cap, intention le quotidien sera subi et perçu comme :
– Une surcharge de travail continue
Etre mère est un “multi-jobs” et sans la moindre possibilité de donner sa démission … Elle se doit de toujours devoir faire face à l’imprévu (maladie des enfants, absence de la baby sitter, grève scolaire etc ..)

La sensation de ne jamais pouvoir se concentrer sur une seule et même activité
Il y a toujours quelqu’un, haut comme trois pommes, pour l’interrompre.

Sensation de subir et de ne pas choisir et du coup de ne pas être reconnue pour le « sacrifice »

  • L’isolement

Si on assiste depuis peu à un retour du collectif, de regroupement, d’éco-village le phénomène est récent et le burn-out a pris naissance dans ces époques de transitions ou l’isolement, sensation de solitude, individualité sont encore présents.

Dorénavant pour répondre à la loi du travail et de la productivité les familles se sont clairsemées.

Les personnes âgées sont seules en maison de retraites, les malades, handicapés ou affaiblis ont pour compagnie la télévision et les femmes accouchent seules à l’hôpital  et n’ont plus nécessairement de famille proche pour relayer, soutenir, aider.

De fait, les femmes qui cumulent les facteurs déstabilisants comme la précarité, l’isolement ou les problèmes familiaux, sont souvent plus vulnérables

  • Le manque d’aide

Dans les situations monoparentales le phénomène est récurrent.

On l’observe aussi dans les situations de couple où le conjoint travaille loin ou tard, ou parce que les membres de la famille sont éloignés.

Le fait de ne pas pouvoir déléguer, s’octroyer des phases de pauses ou rémissions amène au fait d’être submergée.

Ce phénomène est aussi lié à notre capacité à définir clairement ses besoins et apprendre à demander, solliciter (encore une fois poser intentions et caps).

C’est une période propice où l’envie de faire exister et reconnaître son féminin sera forte et où Madame Parfaite aura tendance à prendre le gouvernail.

  • La roue des 8 domaines de vie permettant l’équilibre est partie en lambeau

Pour se sentir bien énergétiquement, dans sa réalisation et accomplissement d’être il est capital de veiller à l’équilibre des domaines suivants.

1) L’amour en soi et à l’extérieur

2) La santé (satisfaire ses besoins vitaux de manière optimale)

3) Les activités (professionnelles, maternelles, autres…)

4) L’argent les finances

5) Les loisirs, créativité et détente

6) Développement personnel, apprentissage

7) Relations familiales, amicales

8) Environnement matériel ou social porteur

 

Il s’agit en fait de rester le capitaine de son navire avec des caps clairs

6 °Comment transcender cette épreuve en graal ?

Si je l’ai fait vous pouvez le faire !

Je vous partage mon histoire qui vient combler notre partie concierge, comparaison.

Je cumulais à moi-même tous les ingrédients pour plonger au fond de l’abîme autrement dit j’avais le maximum de point sur mon permis burn-out.

 

-Je n’avais aucune notion de ce que signifiait mettre des caps, poser des intentions

-Parties idéalistes et perfectionniste au pouvoir, entrainée au maximum dans la compétition depuis mon plus jeune âge, sportive intrépide.

-Mon accouchement naturel en pleine nature s’est soldé par une césarienne en urgence après 5 jours de contractions, sans ouverture du col malgré pertes des eaux

-Post accouchement livrée à moi-même avec le papa hospitalisé en urgence, mon Beauceron de 13 ans vieillissant blessé, un bébé en pleurs constant

-Isolée de ma famille et ami(e)s n’étant pas de la région

-Célibataire aux 8 mois de l’enfant

-Bébés aux besoins intenses (catalogué comme tel à l’époque), en alerte qui ne dormait pas et que je ne parvenais pas à apaiser.

-Situation professionnelle en entreprise individuelle aux revenus zéro à ce moment-là.

-Allaitement compliqué et douloureux (engorgements etc..) omni présent avec enfant sollicitant 45min toutes les 90min

 

Mon objectif n’est pas faire ma biographie mais bel et bien de vous partager ce chemin initiatique qui fut le mien et a fini par me révéler tant de trésors une fois sortie de l’œil du cyclone.

La première phase s’est offerte à moi, un jour où à peine sortie du boulot (cours de fitness à l’époque )j’ai dû une fois encore marcher des heures durant, pendant mon temps qui aurait pu être celui du repas, pour tenter d’apaiser ma fille en pleurs et colère, satisfaire les besoins de mon toutou.

Je n’avais pas mangé depuis 3 jours je crois, quasiment plus dormi depuis 8  mois environ (1 à 2 heure par nuit) et je me sentais perdre goût à tout. En détresse sans parvenir à trouver de solutions ni changer quelque chose à ce fonctionnement qui me menait tout droit à ma perte…

Cela faisait plusieurs fois consécutives que je hurlais à ma fille la nuit que je voulais dormir, que si elle ne voulait pas dormir qu’elle me fiche la paix !

Je vois encore la détresse de l’incompréhension dans son regard, ses pleurs qui redoublaient et la distance qui se creusait entre elle et moi et en moi-même…

 

Calée sur le rythme de mes pas, une voix (voie)  à l’intérieur de moi s’est faite entendre « le prana c’est maintenant ! » « Se régénérer grâce au souffle ce doit être maintenant, de ce RIEN doit naître le TOUT »

Un déclic s’est fait « Je suis créatrice de ma vie, je dois changer des petits détails qui seront des grands virages »

Passer de la division, séparation, manque à l’état de plénitude.

 

Que ce soit clair : vous êtes riches et merveilleux !

Tout est à l’intérieur de nous : s’aimer, être fièr(e), se reconnaitre

 

Voici les leviers déclic qui se sont fait pas à pas :

 

Accueillir ce qui est comme le cadeau du moment :

En d’autres termes on pourrait dire « faire confiance totale à l’univers et à soi-même » : »Tout ce qui se présente à moi c’est que j’ai la force nécessaire pour le traverser et en extraire la richesse.

Accepter que je suis créatrice (créateur) de ma vie, responsable : je peux y apporter une réponse.

Ce qui m’arrive est rigoureusement calé sur mon niveau vibratoire. Sans jugement en toute bienveillance. Einstein a dit les solutions aux problèmes ne peuvent se trouver au même niveau vibratoire que celles dans lesquels ils ont été créés. Le premier pas sera donc de passer de l’inconscience à la conscience.

Accepter l’expérience d’honorer la vie

En accompagnant cette vie que j’ai mis au monde, j’accompagne le VIVANT en moi.

Honorer la femme, la mère que je suis c’est accepter d’emblée de célébrer ces valeurs du féminin que l’on ne doit plus cacher et taire :

Fécondité (création de vie, de projets…),

Amour et guérison (le soin, l’attention …),

Authenticité (être fière de la différence, unité et richesse de chaque être quel que soit le contexte), Sensualité (honorer tous ses sens incluant 6ème sens),

Plaisir et joie (répondre aux besoins de l’âme).

 

L’occasion de devenir un(e) pionnièr(e) sur le chemin de l’harmonisation du couple intérieur du passage de la dualité à la plénitude.

En honorant le féminin, le masculin retrouve lui aussi toute sa dimension.

Remercier pour mes dons optimisés et décuplés

Entrer dans la gratitude de toutes les valeurs et potentiels nourris dans l’expérience de la parentalité.

Il est évident que cette expérience de vie permet de révéler et optimiser toutes les compétences suivantes :

  • Gagner en organisation
  • Avoir le sens de l’essentiel et du superflu
  • Guérisseur (se)
  • Je deviens expert(e) en soins homéopathie, médecine alternative et autres…Personnellement j’ai intégré la bible de l’homéopathie en temps records force de le mettre en pratique et d’y revenir de nombreuses nuits durant.
  • Cuisinièr(e) gastronome créati(f)ve

Je suis calée sur l’alimentation diversifiée, équilibrée (j’ai intégré le bouquin de Kousmine et Robert Masson à ce moment-là en le feuilletant seulement alors que je n’y avais rien compris en le lisant intégralement 6 ans auparavant)

Je cuisine des plats que je ne me serai jamais donné la peine de réaliser avant, j’améliore ainsi mes capacités créatives

  • Technicien (ne) buanderie

La gestion du linge est passé au niveau maîtrise et je deviens reconnaissant(e) pour cet outil machine à laver pour laquelle je n’avais aucune considération avant et qui finalement participe à me simplifier la vie dans ce rythme effréné du moment.

  • Je suis compagne (gnon) de jeu, je n’ai plus d’âge

Je m’essaie à des jeux de rôles, des chansons que je ne m’imaginais même pas créer

  • Enseignement, éducation
  • J’explore des pistes nouvelles éducative vers lesquelles je n’aurais jamais été sans les colères, les pleurs de ce petit bout .Parentalité bienveillante ( Dolto, Isabelle Filliozat etc…), discipline positive

Je suis enseignant(e) en apprentissage constant

Je peux affirmer avec fierté que j’ai participé aux premiers pas de ce petit être en devenir .J’explore de nouvelles choses constamment.

Mon enfant est à l’image de mon enfant intérieur !

Si je n’écoute pas mon rythme, si je ne fais pas de tout mon cœur mes tâches autrement dit si je ne m’y amuse pas mon enfant me le rappelle.

En me connectant au cœur de ma fille, je me suis connectée à mon âme. Ses colères étaient l’expression de mes propres colères, sa tristesse et hyper activité la mienne…

En cheminant vers mon propre calme intérieur j’ai permis au calme extérieur de prendre sa place.

Il est une invitation à faire ce que nous ne savons souvent plus faire ! « Etre juste avec soi maime » « Respecter son rythme intérieur, exprimer et poser son ressenti »Si l’enfant ne comprend pas toujours les mots du discours il en palpe à merveille la vibration et nous ouvre les portes du langage universel cœur à cœur. Le langage de l’amour.

En observant ses « déclics leviers » nous pouvons nous rendre compte que finalement, beaucoup de nos domaines de vie sont nourris.

 

« La beauté est dans les yeux de celui qui regarde. »

 

N’oublions pas en chemin la gratitude, la reconnaissance de cette richesse à rendre visible !

 

L’amour : apprentissage d’un nouveau langage, de la patience, de la bienveillance…Retour à l’amour de soi.

La santé : nous avons souvent gagné en rythme, régularité, et cuisinons mieux

Le tout est maintenant d’être authentique et écouter d’avantage sont rythme interne.

Les activités : nous n’en avons jamais autant eu de diverses et variées sur une même journée (copine, docteur, enseignante etc…)

L’argent : c’est là que le bât blesse peut être si l’on regarde d’un point de vue purement rentable. Cependant, comme par magie connectées à la source, à l’abondance, très souvent nous avons finalement tout ce dont nous avons besoin (de quoi nous nourrir)

Les loisirs et la détente : à nous de décider de nous amuser et nous détendre quoi que l’on fasse

Développement personnel : nous sommes en constant apprentissage, et gagnons en puissance créatrice

Relations familiales, amicales : pourquoi ne pas planifier des rencontres hebdomadaires avec ses copines avec les petits dans un premier temps, ou  tête à tête avec son compagnon si il y a..?

Environnement matériel ou social porteur : continuer à penser de temps en temps à ce qui me nourrit, dans quel environnement je veux évoluer (amis soutenants, bienveillants et respectueux, cadre correspondant à nos valeurs, à notre éthique)

 

 

Les trois étapes du changement et de l’évolution :

Prise de conscience :

Je fais le point, reprends mon pouvoir créateur en répondant aux questions suivantes : quelles sont mes valeurs ? Qu‘est-ce que je veux honorer sur cette terre ? Comment je veux me sentir ? Qu’est ce qui doit changer ?

Je peux m’aider en focalisant sur chaque domaine d’harmonie de la roue nommés plus haut.

Prise de Décision :

A partir de là je peux prendre des décisions fermes.

Quelles sont les petites actions, les  petits pas que je peux mettre en place pour me sentir bien ?

La structure est fondamentale :

Le sommeil et alimentation seront les premiers points phares avec des décisions telles que : dès que mes enfants dorment, je dors dans un premier temps pour reprendre force et lucidité.

Comment me faciliter la tâche pour cuisiner dans le calme et le plaisir ? Accepter de mettre les enfants devant un dvd choisi si je ne parviens pas à les gérer devant un jeu, cuisiner avec eux ?

 

En s’alignant sur ce qui est juste pour nous des solutions inespérées s’ouvrent.

Je me fermais à toute solution possible n’ayant pas de rentrées d’argent à l’époque et la vie m’a fait des cadeaux immenses.

 

Demander du soutien pour garder les enfants (nounous, amis, garderie) afin d’avoir un temps pour soi à l’extérieur de la maison au moins 2 heures par jour.

 

Personnellement, j’ai augmenté de 45 min le temps de nounou après ma débauche et dans ce même temps une amie m’a offert son soutien à prix cadeau. Praticienne d’EFT et psychogénéalogie Catherine Yanez-Carbonel m’a permis de libérer des émotions bloquées en moi, changer d’angle de vue et surtout me révéler combien il est important de se mettre soi au centre et non l’enfant (ce qui le mets dans une situation insécure et de stress).

 

Conscience que lorsque la maman va bien tout va bien dans la maison.

Passage à l’action :

Chaque jour un pas vers soi, une action comme par exemple :

Nourrir sa féminité en soignant une partie de son corps (chevelure, dents, peau…)

Lire une page d’un bouquin

Se féliciter de réaliser davantage de chose dans la détente et l’amusement

Se dire une chose gentille  chaque matin

Appeler une amie….

Trouver une raison de dire merci chaque matin au lever et chaque soir au coucher

 

Un pas après l’autre vers soi, la fierté d’être parent, d’être tout simplement, même si ce n’est plus à la mode !

 

 

 

N’hésitez pas à me faire vos retours commentaires qui demeureront confidentiels ou me poser vos questions concernant l’article.

 

Comme la vie l’a fait pour moi, je serai à mon tour comblée d’offrir mon soutien dans ces moments charnières aussi n’hésitez pas à me contacter.

C’est le cadeau minimum que je peux faire en l’honneur de la vie, du vivant, célébration de ce passage sacré initiatique qui suit la naissance.

 

Avec tout mon amour

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A propos de Grangier Carine 17 Articles
Artisane de la nouvelle terre, en amour du Vivant incluant tous les règnes...