“Le plus vieux métier du monde n’est pas celui que vous croyez”

“Le plus vieux métier du monde n’est pas celui que vous croyez ! “

 

Selon un vieil adage, la prostitution serait le plus vieux métier du monde, sous-entendant qu’il est vain de lutter contre puisqu’elle constituerait une facette inhérente à la nature humaine.

Les premières prostituées recensées exerçaient en Mésopotamie dans un cadre sacré.

C’est Rudyard Kipling qui, le premier, a employé l’expression de «plus vieux métier du monde». Sur le mur de la ville (sa nouvelle de 1888, qui traite de l’histoire d’une prostituée).Au début du XXe siècle, alors que les progressistes se demandaient comment appréhender la question de la prostitution aux Etats-Unis, les professionnels de la santé ont pris l’habitude d’employer cette citation (et à la déformer); et la citation finit par devenir une expression à part entière. Certains voulaient enrayer la propagation du vice et des maladies sexuellement transmissibles. Leurs opposants rétorquaient qu’il était inutile de combattre la prostitution, car c’était le plus vieux métier du monde, et qu’il était “impossible de changer la nature humaine”.

Nature ou culture, je vous le demande ?

Je viens bousculer une croyance bien ancrée : le plus vieux métier du monde n’est pas celui-là !

1-Quel est ce rôle vital et essentiel qui correspond à un temps complet de travail et n’est pas reconnu comme tel ?

N’y aurait-il donc pas un rôle bien plus ancien inhérent à la nature humaine qui n’est jamais demandé de contrepartie financière et pourtant sollicitant, mobilisant à part entière ?

Quel est-il ?

Et si le plus vieux métier du monde était celui de maman qui n’a jamais été reconnu puisque naturel ?

Posons-nous la question que va-t-il advenir  si ce « statut » venait à disparaître faute de reconnaissance ?

La femme, il n’y a pas si longtemps, vivait de la rémunération de son mari en échange de ses soins aux enfants, à la maison et sa disponibilité d’amante pour faire court.

Dans l’objectif d’être l’égale de l’homme (ce qui reste une hérésie totale, étant complémentaire), les mamans ont déserté la maison réclamant reconnaissance…

Peut-être  s’agissait-il- davantage  de faire reconnaître Féminin inhérent à chaque humain, plutôt que la Femme,  mais ceci est un autre sujet…

Est-elle  plus épanouie sous le joug d’une hiérarchie parfois démente, récompensée par un smig qui partira en grande partie pour la garde des enfants ou centre aéré quand elle travaillera durant les vacances scolaires, pour des plats industriels ou préparés qu’elle ne réalisera plus elle-même plus faute de temps, ou vêtements neufs achetés lors d’une mini-pause compulsive quand elle aurait pu la jouer écolo et fureter le « déjà porté »en brocante ou vide grenier

Qu’en est-il de nos enfants ?

Pour répondre à des exigence-horaires souvent rigides et figés rigides , crée par « cumul de vie professionnel et familial » les enfants sont nourris de surgelés, conserves ou « sous-vide » .

Pour pouvoir assurer son ménage ou ses courses  nous les parquons bien souvent devant des tablettes et consoles de jeu.

Les maîtresses et enseignants se voient devoir expliquer des fondamentaux éducatifs auparavant abordés en famille…

Intervenante ponctuelle en milieu scolaire, je constate les déviations certaines du langage, l’irrespect notable souvent en lien avec une alimentation digne des guettos (coca-cola, redbull chips) et des rythmes de sommeil totalement anarchiques (jeu sur tablette jusqu’à 5 heures du matin)

N’est-il pas de notre devoir de s’arrêter et réfléchir à la question ?

Quel était ce rôle fondamental au sein de la famille qui permettait d’assurer une stabilité quiétude ?

Quel était ce rôle qui assurait la convivialité autour des repas créatifs et faits maison ? Celui aussi qui permettait d’avoir toujours du linge propre et repassé à se mettre sur le dos ? Celui qui se rendait toujours disponible pour écouter les uns les autres, penser les bobos de l’âme et panser les traumatismes physiques ? Celui, encore qui assurait son soutien à l’école pour renforcer les effectifs d’accompagnement lors des sorties scolaires ou permettait à une Association de Parent d’Elève d’existait et soutenir les budgétisations sorties culturelles et sportives ?

Un rôle pilier fondateur du Bien-Etre du foyer disparu quel est-il ?

Ne sollicitant aucune contrepartie financière, dans une société patriarcale ce rôle a perdu sa valeur, sa reconnaissance …

Ici, il ne s’agit pas de revenir sur des droits de la femme ou opposer Masculin Féminin bien complémentaire.

J’invite seulement à une réflexion sur le fait que le foyer est un navire crucial au devenir de nos enfants, pour les générations futures…

Comment le navire pourrait-il fonctionner sans capitaine de bord ou simplement membres d’équipage ?

S’il s’agit de reconnaissance du rôle du Féminin (présent en chaque homme et femme), le Féminin est-il davantage reconnu en tant qu’employé dans une caisse de supermarché ou conseiller financier dans une banque ?

J’invite à « voyager haut », sortir de la comparaison de chacun du genre «  si j’ai pu cumuler les deux alors pourquoi pas les autres ? » « J’ai galéré pas de raisons que les autres ne galèrent pas aussi ? »

 

Rappelons-nous que nous sommes UNIQUES et donc INCOMPARABLES personne n’a le même vécu, les mêmes filtres, les mêmes croyances, un planning identique étant fonctionnaire ou dans le privé bref, donc cette démarche sera donc caduques..

Prenons de la hauteur, et songeant davantage à « réajuster » ce qui part de travers, à optimiser les conditions de vie pour les générations futures afin de favoriser l’apprentissage et la « reconnexion au VIVANT,  à l’essentiel  »

En chemin petit rappel sur les valeurs du Féminin sacré, et masculin divin en chacun, nature profonde et éveillée

Le Féminin et Masculin demeurent des notions fondamentales complémentaires (cf article : )

De même que l’inspiration et l’expiration est inhérent à chaque être humain, il en est de même pour le Féminin et Masculin.

Le masculin émetteur appartient à l’inspiration, le fait d’agir , d’action incisive, mettre un cap (temporalité est la projection du à l’instinct du chasseur) « qui que tu sois deviens-le », ancrant, alignant, le socle, il met sa force et puissance au service de l’essentiel : accompagner, protéger, soutenir le Vivant.

Le Féminin récepteur correspondrait lui davantage à l’expiration, à l’image de la Terre-Mère, accueil, acceptation de ce qui est, amour inconditionnel, bienveillance et non jugement, guérison, authenticité, sensualité du lâcher prise.. La temporalité est davantage ajuster le cap  à l’instant présent (contourner l’iceberg sur la voie)

De même que chaque être détient en lui toutes les potentialités, toutes les émotions possibles (et donc  parties), chaque être humain possède le Féminin et le Masculin en lui.

Nourrissons-nous les deux de manière équitable ?

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                      

 2-Le rôle du pilier fondateur du foyer à la loupe …

Il a souvent été honoré par la femme cependant, les hommes peuvent tout aussi bien s’en acquitter…

Chacun voit ce qui lui semble le plus juste pour lui maime.

Voici quelques témoignages sur le sujet :

ICI l’extrait de l’article :

« Être maman c’est un métier. Un métier ? Des métiers vous voulez dire !
Les mamans sont infirmières, chauffeurs de taxis, organisatrices d’anniversaire, réparatrices, institutrices, cuisinières, serveuses, femmes de ménage, agents de pressing, coachs en tout genre, médiatrices de fratrie, secrétaires (pour tenir l’agenda familial et prendre les rendez-vous des médecins), réparatrices tout objet, couturières, décoratrices d’intérieur, surveillantes de baignade, agents de sécurité, jardinières, ressources humaines (pour engager la bonne baby quitter), lectrices de conte, chanteuses, chorégraphes, animatrices (pour occuper les enfants lors de voyages en voiture un peu trop long).
Métier qui fonctionne aussi dans toutes les salles d’attente, agents de voyage, masseuses et expertes en câlin, expertes en relation humaine (avec les réunions parents/profs, les repas de famille…), pâtissières, coiffeuses, orthophonistes, psychologues…
Vous pensez ne pas avoir de diplôme ou ne pas avoir de valeur en étant mère au foyer ? Détrompez-vous, Dieu vous qualifie pour prendre soin des enfants qu’Il vous a confié.
Une petite précision : tout ce texte s’applique évidemment au métier de papa. »

Vidéos en anglais : « Etre mère, le plus difficile métier au monde”

Ouvrage le Métier de Mère

ICI l’étude sur le coût du métier de maman

Lettre ouverte, par un auteur anonyme 

Un homme a calculé ICI combien devrait gagner sa femme en choisissant le rôle de Pilier du Bien Etre.

Article sur l’importance d’une mère.

La Lettre d’un mari excédé, dont voici un extrait :

« (…)

Sommes-nous vraiment la première culture de l’histoire de l’humanité à ne pas saisir l’importance et le sérieux de la maternité ? Les païens avaient déifié la Maternité, et la vénéraient comme une déesse. De nos jours, c’est l’inverse : nous traitons la maternité comme une maladie, ou un obstacle.
Ceux qui choisissent de se consacrer totalement à l’éducation des enfants – une tâche épuisante et sans contrepartie, mais particulièrement importante – devraient être mis sur un piédestal. Nous devrions les vénérer et les admirer, de la même manière que l’on admire les scientifiques et les héros de guerre. Ces femmes se consacrent à quelque chose de beau, de compliqué, de difficile, de terrifiant, de douloureux, de joyeux et d’essentiel. Quoi qu’elles fassent, elles FONT quelque chose, et notre civilisation DÉPEND de leur réussite. Qui d’autre peut en dire autant ? Quel autre métier amène autant de risques ?(…) »

(…)Elle est SEULEMENT la pierre fondatrice de notre famille, et mon compas moral. Elle est SEULEMENT le centre de notre monde. Et la société s’effondrerait SEULEMENT si elle et les autres mères échouaient à la tâche qu’elles exécutent au quotidien.
Oui, elle est seulement une mère. Ce qui revient à regarder dans le ciel, et à dire “hé, c’est seulement le soleil”.(…)

ICI le site d’un mouvement pour soutenir la reconnaissance et valeur rôle de Pilier fondateur :

Dans le détail quelles sont les vraies missions qui incombent à ce  pilier fondamental du foyer (maman ou papa), quel est le réel investissement ?

  • Maternité de la petite enfance (adapté davantage à la maman évidemment) :

La petite enfance désigne une étape du développement humain. On parle de petite enfance pour les enfants, de leur naissance à l’âge de 6 ans. En médecine ou pour certains organismes sociaux, la petite enfance ne représente qu’une partie de ces 6 années. La petite enfance est une période qui se distingue des autres puisqu’elle influence de nombreux facteurs comme l’économie, la démographie, la médecine, la politique et dans certains pays, le facteur humanitaire.

  • Le cerveau du bébé a besoin d’une base solide.
  • Des relations chaleureuses, constantes et positives favorisent le développement du cerveau du bébé et le protègent des effets négatifs du stress.
  • Les expériences quotidiennes du bébé contribuent au développement de son cerveau, qu’elles soient liées aux routines quotidiennes ou aux interactions avec les gens de son entourage

Pourrons-nous répondre à ces critères vitauxen étant absent ?

Quelles seront les conséquences de notre absence à plus le long terme ?

  • L’allaitement un art, un apprentissage (6 h/jour) :     

L’OMS écrit sur son site :”Si chaque enfant était mis au sein dans l’heure qui suit la naissance, si on ne lui donnait que du lait maternel pendant les six premiers mois et si l’allaitement maternel était maintenu jusqu’à l’âge de deux ans, on sauverait près de 800.000 vies d’enfants chaque année” et promeut activement ce mode d’alimentation au niveau mondial.

Au cours des dernières décennies, on a réuni de plus en plus de preuves sur les avantages de l’allaitement maternel pour la santé qui a été de plus en plus recommandé.

L’OMS peut désormais affirmer avec certitude qu’il réduit la mortalité de l’enfant et que ses bienfaits pour la santé se ressentent jusqu’à l’âge adulte.

Pour l’ensemble d’une population, on recommande désormais l’allaitement exclusif au sein pendant les six premiers mois de la vie et il doit se poursuivre ensuite jusqu’à l’âge de deux ans au moins, en l’associant à une alimentation de complément qui convienne.

ICI les vertus du lait maternel et de l’allaitement

Article Sciences et Avenir

Article Grandir Autrement

Voici une vidéo démontrant ICI qu’il sera capital de se laisser le temps d’apprendre et de vivre pleinement cette étape :

L’allaitement phase cruciale nécessitera de bien s’entourer, de s’alimenter convenablement et de favoriser le repos…

Le travail extérieur permet-il d’assurer cette étape fondamentale dans la vie du nourrisson ?

Il s’agit d’un art ancestral, d’un geste essentiel pour l’enfant qui pourra être retransmis ensuite…

Cet enseignement et attention implique de la disponibilité, capacité de don de soi.

N’est-ce pas le plus beau cadeau de naissance que l’on puisse faire à son enfant et à la VIE elle-même ?

Au-delà de l’aspect salutaire pour l’enfant qui, en soi, demeure un argument de poids semble –t-il, pensons-nous à l’impact écologique ?

Le sein sera l’alternative à l’achat de biberon, lait inadapté, bref une surconsommation massive préjudiciable à la planète.

  •  Le portage un art, un apprentissage (3 h/jour):       

« L’homme est un singe comme les autres ».

En effet, envisager le bébé humain sous l’angle de la nature et de ses origines animales peut nous aider à mieux comprendre ses besoins, et notamment celui d’être porté.

Bien que nous soyons à un stade de développement très avancé, nous avons beaucoup en commun avec les grands singes. Notre côté animal est plutôt occulté dans notre culture occidentale moderne, et pourtant nos nouveau-nés ont un comportement et des besoins assez proches de ceux des bébés singes : au même titre que les autres grands primates, ils font partie de ce que nous appelons les « portés actifs » et sont naturellement programmés pour être portés, ceci afin d’assurer leur survie.

Immatures à leur naissance, nos bébés sont vulnérables et dépendants des adultes, particulièrement de leur mère,  pour combler leurs besoins de base : nourriture, hygiène, sommeil, déplacement, protection contre le climat, les intempéries et le danger

En femme moderne-pressée- nous risquons imposer à notre bébé le fait d’être moderne :

Couches jetables, jouets en plastique, lait en poudre préparé à l’eau en bouteille plastique, vêtements synthétiques faits de pétrochimie, nourriture sur- emballée  etc

Afin d’éviter que l’empreinte écologique de notre progéniture n’aie d’égale l’empreinte écologique d’une usine à charbon…songeons aux répercussions de nos choix, agissement sur l’éducatif et le rôle de modèle !

VOICI les vertus du portage

ICI un article sur portage bébé, puis un deuxième.

Cette phase de portage semble donc essentielle au bon développement de l’enfant et exigera disponibilité, temps d’apprentissage et ensuite possibilité de transmission de ce savoir.

Cette phase est-elle compatible avec la reprise d’une activité professionnelle ?

N’est-elle pas un enseignement VIVANT à part entière ?

 

  • Maman chanteuse et conteuse : Le chant, le conte et l’enfant (2 h/jour)

Les comptines favorisent l’acquisition du langage

Les chercheurs ont montré que les enchaînements de mots rythmiques, aux rimes amusantes, sensibilisent au rythme de la langue. Et si on bat des pieds ou des mains au rythme d’une histoire, on aide en fait l’enfant à prendre conscience des syllabes et des sons qui forment les mots. Par exemple, on peut taper des mains à chaque syllabe des mots qui sont placés à la fin des vers et qui riment avec d’autres, comme colégram: co-lé-gram (3 battements).

Le chant est également un moment de partage très important avec les enfants. Les comptines sont propices à ces moments de plaisir et de détente. Il est possible utiliser le chant avec les enfants pour

Désamorcer des crises. 

Chantez quand vous êtes à bout de nerf pour éviter d’exploser ou de crier sur votre enfant, demandez à votre enfant de s’exprimer en chanson quand il commence à hausser le ton,

Calmer des angoisses (c’est le principe des berceuses).

C’est d »autant plus efficace si vous arrivez à instaurer une chanson « doudou » associée à des moments plaisir qui créera des connexions positives dans la tête de l’enfant dès qu’il l’entendra,

Aider à faire passer un message important. 

Demander à un enfant de se dépêcher en chantant est beaucoup plus efficace que de lui crier dessus,

Passer le temps lors d’un trajet ou dans une salle d’attente.

Pour l’avoir testé dans une grande surface, le chant avec les enfants apaise et détourne l’attention d’autres objets de tentation/ réclamation/ excitation

  • Maternité de l’enfance : maman accompagnante d’éveil sous toutes ces formes et expressions (2 h/jour)

« L’enseignant-enseignée »

 

De l’intérêt de la nature…

De nombreux pédagogues et scientifiques sont formels: de 0 à 6 ans, l’enfant devrait passer le plus clair de son temps dehors, au contact de la nature. Cela lui permettrait, outre le fait de décharger sainement son énergie, de se constituer un capital cognitif sur lequel il s’appuiera par la suite pour ses apprentissages plus formels. Plus ce capital est vaste, vous l’aurez compris, et plus l’enfant aura par la suite des facilités à réaliser des apprentissages complexes et à raisonner

A  la fin du XIXe siècle, en Angleterre une jeune enseignante, Charlotte Mason, élabore une pédagogie tout à fait nouvelle. Non seulement elle considère le fait que chaque enfant est unique, et donc ne propose plus de tenter de faire entrer tous les enfants dans le même moule, mais de plus son enseignement prend appui directement sur le monde réel. En effet, non seulement elle n’utilise que des vrais livres à ses petits élèves, et non pas des manuels scolaires, conçus de façon artificielle pour les apprentissages scolaires, mais elle met un point d’honneur à fonder ses apprentissages sur la nature.

Selon elle, jusqu’à l’âge de 6 ans les enfants devraient passer le plus clair de leur temps dehors, en contact avec la nature. Pas de programme, pas d’activités imposées, son objectif est bien de mettre les enfants en contact avec la nature afin de leur permettre de s’imprégner de ce qu’ils observent, de leur laisser le temps de s’émerveiller et de mener par eux-même leurs premières expériences.

Elle qualifie cela d’« inaction magistrale »: « Toutes les observations faites durant la petite enfance viennent remplir une formidable base de données qui servira de socle à tout ce que l’enfant apprendra durant le reste de sa vie. »

Dans sa pédagogie, que Charlotte Mason a ensuite enseigné aux mères instruisant leurs enfants à la maison, cette dernière recommande d’accompagner, de guider ces découvertes faites dans la nature. Elle donne pour cela ICI  plusieurs pistes.

  • Maman cuisinière (2 h 30/jour) :

Cuisiner est un art et nécessite du temps .

Chaque forme d’art est l’expression VIVANTE de notre amour.

Que veut dire « bien cuisiner » au juste ?

N’avons-nous pas le devoir d’assurer une alimentation Vivante et adaptée pour assurer santé physique et mentale de sa progéniture ? Dans mon précédent article ICI  j’évoquais la thèse de : « Nous sommes ce que nous mangeons »

Hippocrate disait  “ que ton aliment soit ton remède !”.

Irène Grosjean naturopathe, chercheuse explique ceci :

« Toutes les maladies et souffrances sont dues à notre empoisonnement alimentaire.

Pourquoi ? Car nous ne mangeons pas la nourriture qui nous est destinée et par conséquent, nous accumulons acide urique et viscosités que le corps tente d’évacuer par divers symptômes que nous appelons maladies.

De plus,  nous bloquons le processus en prenant des médicaments, faits pour taire nos symptômes. Pourtant, les symptômes sont les voyants rouges qui nous signalent la nécessité d’aider le corps à éliminer. Tout reste donc stocké dans l’organisme et entraîne d’autres maladies futures.

Toutes les maladies sont guérissables. En revanche tous les malades ne le sont pas étant donné que les déséquilibres poussés à l’extrême sont parfois malheureusement irréversibles.

Notre corps est comme un véhicule qui a besoin du carburant qui a été prévu pour lui. Cueilleurs à l’origine, nous serions faits pour consommer des aliments vivants comme les fruits, légumes, graines ou les noix (entre autres), à l’état cru.

Contrairement aux carnivores qui ont des intestins courts et des reins puissants, capables d’éliminer l’acide urique provenant de la consommation de viande, nous avons des intestins longs et des reins plus petits, c’est pourquoi les produits carnés ne seraient absolument pas adaptés à nous.

Les produits laitiers non plus d’ailleurs. Rappelons que nous sommes l’unique mammifère qui continue de consommer du lait après le sevrage et à profiter du lait d’un autre animal. D’ailleurs, contrairement à l’idée véhiculée, le lait est acide et nous appauvrit en calcium, tout simplement parce que nous ne pouvons pas l’assimiler.

Et pourquoi tout cru ? Parce que la cuisson des aliments les appauvrit en énergie. Par conséquent, nous mangeons de la nourriture morte, et c’est pourquoi nous avons besoin d’un excitant (alcool, tabac, café, thé etc.) pour nous donner le surplus d’énergie qui nous manque. »

Ceci dit, notre première nourriture c’est la respiration. La base, sera donc de prendre le temps de respirer profondément.

Pourrons-nous enseigner cet aspect à nos enfants en ne respirant pas nous même affublés à 12 tâches à la fois ?

En alimentant nos cellules avec la bonne nourriture, nous sommes en meilleure santé et plus heureux. En mangeant de la nourriture morte (cuite, surgelée etc …) nous restons dans des fréquences basses : la peur, l’angoisse, la dépression, la contrariété, le négatif. En mangeant de la nourriture vivante et pleine d’énergie, nous avons accès à des fréquences plus élevées: amour, tolérance, partage, développement de l’intuition et de la clarté. Nous devenons plus “connectés” à l’intelligence universelle. .

ICI une courte vidéo d’Irène Grosjean

ICI une longue vidéo du même auteur

Site d’Alexandre Lahouel “Manger vivant”

ICI réaliser des menus équilibrés 

  • Maman gestionnaire et responsable logistique (3 h/semaine)

Comment optimiser les temps de préparation nécessaire pour une alimentation Vivante ?

Assurer les fournitures :

-Alimentaires : Les ingrédients les plus appropriées se trouveront au marché hebdomadaire, en AMAP ou encore en hypermarché biologique ou non. Evaluer les nécessités réelles de la famille adaptées aux menus pré-établis exige déjà une bonne logistique, connaissance et maitrise du sujet qui sollicitera le sujet  pour environ 3h30 hebdomadaires entre la liste préétablie ainsi que la démarche bi-hebdomadaire dans les lieux stratégiques

-Vestimentaires et autres :

De deux choses l’une soit la démarche sera d’aller acheter en magasin spécialisé ou d’aller chiner à droite à gauche afin de trouver des vêtements adaptés au petit bout qui…grandit quasiment à vue d’œil. La démarche combinant vêtements ou chaussures pourra solliciter le parent environ 2h/mois.

Ecrire la liste des courses, élaborer des repas équilibrés, faire le tri de ses vêtements et apprendre à les donner à des organismes caritatifs ne sont-elles pas des actions pédagogiques soutenant l’enseignement endigué par les maîtresses à l’école ?

Toutes ces activités incombant aux réalités du quotidien ne sont-elles pas des enseignements à part entière à partager avec ses petits bouts ?

  • Maman ingénieure de l’harmonie de l’habitat et environnement porteur (1 h/jour)

     

Il s’agit ici de maintenir l’harmonie ou équilibre énergétique de la maison de manière à ce que cela soit un lieu de ressourcement :

On nous le répète bien assez il est capital d’évoluer dans un environnement porteur et adapté.

Dans un premier temps, lorsque l’enfant est considéré « bas-âge », l’attention de porte sur la maîtrise de la sécurité (cache prise ou non, objets coupants, poisons éventuels, risque noyade etc…)

L’accompagnement et la vigilance seront de mise évidemment ainsi qu’une logique et organisation optimale permettant à l’enfant d’évoluer (rangements Montessori, etc…)

ICI  : éduquer et accompagner aux règles élémentaires d’hygiène et sécurité 

VOIR Le rangement éducatif et sécuritaire selon Montessori 

ICI  quelques astuces montessori 

ICI ce qu’en dit l’OMS : 

Environnement favorable à l’apprentissage selon Céline Alvarez :

“Une chose merveilleuse : que ce dont ils ont besoin pour apprendre et s’épanouir est d’une simplicité insolente. Encore mieux : nous savons déjà intuitivement ce qui leur est nécessaire. C’est tout l’objet de son livre [Les Lois naturelles de l’enfant, Les Arènes, 31 août 2016], inviter tout un chacun à se faire confiance en montrant que nos intuitions sont scientifiquement validées : oui, le jeune être humain possède une intelligence plastique extraordinaire et doit pouvoir bénéficier d’un environnement riche et de qualité ; il apprend en réalisant les expériences qui le motivent, dans un cadre bienveillant, soutenant et encourageant, au sein duquel il ne se sent pas jugé, et où il peut interagir avec des enfants plus jeunes et plus âgés. Ces quelques principes – environnement riche, autonomie, bienveillance et diversité sociale – sont en quelque sorte des lois non négociables de développement. Ils devraient devenir le dénominateur commun de toute initiative pédagogique. La grande révolution de l’éducation aura lieu lorsque nous appliquerons massivement ce que nous savons déjà intuitivement.”

 

Entretenir, arranger, réparer, ajuster ainsi que la présence propre au bon accompagnement est irremplaçable,  ce « poste »serait-il compatible en ayant une activité professionnelle ?

  • Maman lingère (45 min/jour)

Le temps du lavoir est révolu, cependant trier le linge en machine, l’étendre ou le faire sécher le ramasser, le trier et le ranger dans les armoires respectives nécessite aussi du temps…

Un bébé, enfants en phase d’apprentissage, renverse à tout va, s’entrave, s’exprime sur les murs et le sols avec la peinture, fait pipi au lit ou au sol,  s’essuie les doigts sur votre chemisier…

Bref, le poste de lingère –bien qu’invisible- demeure indispensable.

Les lessives sont une réalité du quotidien.

  • Maman infirmière (1 h /semaine, environ 8 min/jour)

Devant les médecins débordés, l’état d’urgence des situations auxquelles la maman sera confrontée, il sera capital de faire preuve d’un sang-froid remarquable, connecter son intuition et mettre en pratique un apprentissage sur le tas.

Il s’agit d’une qualité instinctive (soigner) dont nous nous sommes éloignées, en effet trop peu de mamans font confiance en leur intuition (capacité de mémoire universelle et collective).

De ce fait, la maman se trouvera dans la situation de chercher, apprendre, et intégrer sur le tas…

Et plus en amont, ce qu’elle apprend elle saura le retransmettre…

Ne nous leurrons pas, je ne pense pas que la VAE « expérience maman » soit reconnue (même si elle est aussi riche et valable que n’importe quel parcours d’apprentissage !)

Personnellement, de cette manière je commence à avoir une bonne maitrise du guide d’homéopathie et n’ai jamais autant appris en 5 ans de maternité qu’en 20 ans d’étude ! lol

ICI  : soigner naturellement son enfant 

Ouvrage sur le sujet 

ICI soigner avec l’homéopathie son enfant 

ICI Revisiter les savoirs de nos grands-mère

Soigner guérir, répondre aux situations d’urgence 

Rappelons-nous lorsque nous étions enfant; la joie, la chance, lorsque nous étions au plus mal, de pouvoir compter sur la présence de sa maman.

Quoi de plus précieux, sécurisant que la présence d’une mère ? Cette disponibilité a-t-elle un prix ? A- t-elle une valeur ?

  • Maman garde- malade (3 h/trimestre en moyenne, 10 min/jour) :

Les écoles tout comme les nounous, refusent les enfants malades, ce qui semble logique afin d’éviter les contagions massives…

Savez-vous que nombreux employeurs refusent le congé ou d’indemniser mes mamans absentes pour soins aux enfants malades ?

En viendrons-nous à devoir choisir entre un salaire et nos enfants ?

A partir du moment où nous avons des enfants, il va de soi que nous aurons nécessité d’une certaine disponibilité pour les accompagner, les élever, les éduquer…

Si l’on en croit toute la charge (qui n’en est pas une) temporelle évoquées déjà ci-dessus nous dépassons les 8 h journalières, devons-nous rajouter des heures aux journées ou repenser nos modes de fonctionnements et conditionnements ?

  • Maman maîtresse de soutien et accompagnant scolaire (1 h/jour) :

Les enfants ne font plus leurs devoirs le soir, et pour cause il n’y a bien souvent personne à la maison lorsque ils rentrent chez eux !

L’éducation nationale en vient à suggérer de supprimer les devoirs à la maison…

Sommes- nous certains que cela puisse- être la solution ?

Est-il agréable, confortable pour l’enfant de demeurer dans l’incompréhension d’un exercice ?

N’est-il pas du rôle de parent de nourrir la confiance, et l’estime de soi ?

  • Maman toujours disponible et présente, taxi, bus…(40 min/jour en moyenne) :

Certes, il est nécessaire à l’enfant de participer, pratiquer des activités ludiques, culturelles, sportives cependant ces activités se trouvent bien souvent éloignées du lieu de domicile pour s’y rendre seul à pied et respecter les horaires de rendez-vous…Un des parent devra donc se rendre disponible afin d’accompagner l’enfant…Cela est-il possible avec une activité professionnelle ?

  • Maman coiffeuse-créative (entre 10 min et 1 h/jour)

 

Cet aptitude sera peut-être moins développée suivant que la vie nous ait pourvues de princes ou de princesses et sur les têtes à poux ou nous poux qui fait augmenter l’investissement temporel et l’équilibre pécuniaire du simple au triple.

 

3-Qu’en pensent les sages ? Enseignant spirituel et spécialistes ?

Omraam Mikhaël Aïvanhov :    

« Ni l’homme ni la femme ne doit dominer, mais chacun d’eux doit s’efforcer de dominer son propre domaine. Que les femmes veuillent conquérir une liberté et des droits dont les hommes les avaient privées, c’est normal, mais elles doivent essayer d’y parvenir en approfondissant les richesses de leur propre nature, et non en essayant d’imiter les hommes dans leur mode de vie, leur comportement, leur façon d’être, etc.

Pendant des siècles l’homme a abusé de son autorité sur la femme ; il s’est montré égoïste, injuste, violent, cruel, et maintenant, bien sûr, la femme s’éveille. Mais elle ne s’éveille pas dans la lumière, elle s’éveille pour prendre sa revanche, ce qui n’est pas mieux, même pour elle. Il faut au contraire que la femme pardonne à l’homme ; puisqu’elle est la mère de l’homme, puisqu’elle a plus d’amour que lui, puisque sa nature la porte à être bonne, indulgente, généreuse, prête à se sacrifier, il ne faut pas qu’elle cherche à se venger. La femme doit s’éveiller maintenant à des vertus plus grandes, s’élever au-dessus de ses intérêts personnels.

Toutes les femmes de la terre doivent s’unir pour un travail de construction sur les hommes et sur les enfants qu’elles mettent au monde. »

Amma :      

Les femmes doivent retrouver leur force et leur courage. Le courage  est un  attribut de l’esprit. Il ne s’agit pas d’une vertu du corps. Les  limitations  auxquelles les femmes se croient soumises ne sont pas réelles.  Quand elles développeront la force de vaincre ces limitations imaginaires, nul  ne pourra arrêter leur marche en avant dans tous les domaines de la vie.  Elles ont le pouvoir. Il est déjà là, présent en elle. …

Dans l’Inde ancienne, quand un mari parlait de sa femme, il  utilisait les  termes qui signifient “celle qui guide son mari dans les voyages de  la vie”,  “celle qui guide son mari sur la voie de la

Droiture, et de la responsabilité”…En fait, les femmes étaient considérées comme des incarnations de  l’Énergie Suprême…

Les hommes ont aussi grandement souffert de l’exil du principe  féminin hors  de ce monde. Non seulement les femmes ont été opprimées mais  l’aspect  féminin contenu en tout homme a été réprimé et en conséquence la  vie des  hommes est devenue morcelée, souvent douloureuse…

Seuls l’amour, la compassion et la patience, qualités fondamentales  des  femmes ont le pouvoir de diminuer les tendances intrinsèquement  agressive et  hyperactive des hommes. Et il est de même des femmes qui ont besoin  des  qualités masculines pour que leur bonté et leur pureté ne les  immobilisent  pas.

Les femmes constituent plus de la moitié de la population  mondiale. C’est  donc une grande perte quand on leur refuse la liberté d’occuper une  position  de premier plan et le statut élevé qui devrait être le leur dans la  société.  Lorsque cela leur est refusé, la société perd alors ce que les femmes pourraient lui apporter.

Citation :

“L’amour de la maternité éveillée est un amour et la compassion se sentait non seulement envers ses propres enfants, mais aussi envers toutes les personnes, animaux et plantes, rochers et rivières — un amour étendu à l’ensemble de la nature, à tous les êtres. En effet, à une femme dont l’état de la vraie maternité s’est réveillé, toutes les créatures sont ses enfants.”- Amma (Mata Amritanandamayi)

“Le cadeau le plus précieux que nous puissions offrir à ceux que nous aimons est notre énergie de compréhension et d’amour.” Thich Nhat Hanh

« Le bonheur est le résultat de l’action juste »  Swami Prajnanpad

« Le but est le chemin lui-même. Prenez plaisir maintenant. L’éternité est ici. »    Nashti

 

Du côté des psychologues…

Elever son enfant en plein air :

Payam Davdand, coauteur de l’étude, explique aussi les résultats de ces recherches par les effets psychologiques de la nature sur l’enfant : « L’environnement naturel (…) fournit aux enfants des opportunités uniques d’apprentissage que ce soit en matière d’engagement, de prise de risques, de découverte, de créativité, de maîtrise des situations, d’estime de soi. Il inspire une variété d’états émotifs – comme l’émerveillement – et améliore les aptitudes psychologiques censées avoir une influence positive sur les différents aspects du développement cognitif », peut-on lire sur le site The Atlantic.

Un constat confirmé par Claire Leconte, professeur de psychologie de l’éducation, qui rappelle que le pédagogue français Célestin Freinet conseillait déjà, il y a plus de soixante ans, de rapprocher l’enfant le plus possible de la nature. « Plus que la nature, c’est l’environnement naturel qui a une influence et permet de développer ce que l’on appelle “les habiletés sociales”, autrement dit ce qui permet à l’enfant d’entrer en contact avec les autres. On sait que cela a des répercussions sur le développement cognitif. » Ainsi, l’enfant prendra davantage confiance en lui, saura partager, s’exprimer en public. Pour Anne Mathieu, professeure des écoles et institutrice de CP, la confiance en soi est un facteur essentiel dans le système d’apprentissage de l’écolier : « Un élève qui a confiance en lui apprendra mieux, tout simplement parce qu’il n’hésitera pas à faire des erreurs, ce qui est constructif. »

 

La psychanalyste Sylviane Giampino, spécialiste de la petite enfance estime également que la collectivité n’est pas réellement adaptée aux bébés.

Selon elle, les tout-petits devraient rester au sein de l’environnement parental au moins durant leurs six premiers mois. « Après le congé maternité, le papa devrait prendre la relève. Il faudrait mettre en place un tuilage entre les parents afin de préparer l’enfant, entre ses 4 et 6 mois, à l’entrée dans un mode de garde. » En fait, pour Sylviane Giampino, l’entrée en collectivité devrait s’effectuer seulement lorsque  l’enfant a acquis suffisamment de capacités pour pouvoir évoquer ses parents en leur absence. « Il faudrait lui laisser le temps de construire une relation significative avec sa mère et son père.  Car plus l’enfant est jeune, plus le lien qu’il a construit avec ces derniers est fragile », précise la psychanalyste. « J’attends beaucoup de la ministre Dominique Bertinotti concernant l’amélioration de la qualité des modes d’accueil des tout-petits. Cela est essentiel pour leur équilibre présent et futur. Si les congés maternités et paternités pouvaient s’allonger, si les parents pouvaient garder leur enfant jusqu’à 1 an, on vivrait dans une meilleure société. A condition bien sûr, que les familles ne soient pas isolées. Il faudrait développer les lieux d’échanges entre parents, même si, rappelons-le, certains ont vite besoin de retourner au travail ».

De son côté, Miriam Rasse persiste : « jusqu’à l’âge de 3 ans, la collectivité n’est pas préférable. Avant cet âge, l’enfant n’est pas disposé à passer une journée entière avec d’autres enfants. En fait, ce n’est que lorsque il dit « je », c’est-à-dire vers 2 1/2  ans, qu’il aura vraiment conscience de lui-même »

 ICI article sur l’importance d’une mère

Mères absentes : ICI les conséquences d’une carence affective sur l’adulte

“Le regard de la société envers ces femmes reste sévère. Le travail d’une nounou est reconnu mais celui d’une mère au foyer est invisible”, souligne Brigitte Jacquelin. Elle fait ainsi remarquer combien la génération des baby-boomers a transmis -à raison- l’importance de construire une carrière, d’acquérir une indépendance financière mais a peut-être oublié de valoriser le rôle éducatif d’un parent. Et les répercussions sur l’image de soi peuvent être inconfortables. “Quand je pense qu’en septembre, il faudra remplir les fiches de renseignements de l’école en écrivant le terme ‘mère au foyer’, cela me pose un problème”, reconnaît Coralie.

 

4-Que se passe-t-il ailleurs ? Action ou réaction ?

En Europe et aux Etats-Unis :

Le retour des femmes au foyer a le vent en poupe.

N’en déplaise aux féministes, cette tendance séduit beaucoup les femmes actives ! En effet, des housewives pas si désespérées préfèrent interrompre leur carrière pour se consacrer pleinement à l’éducation de leurs enfants.

Quelles sont les motivations de telles décisions ?

Parce qu’elles n’ont plus rien à prouver et qu’elles sont moins obsédées par leur carrière, ces femmes ont tout simplement décidé de lever le pied en privilégiant leur bien-être personnel et celui de leurs enfants en restant à la maison. Un choix mûrement réfléchi, car la plupart de celles qui renoncent à leur job ont souvent des postes à responsabilités et gagnent très bien leur vie. Cela fait longtemps qu’elles ne se gargarisent plus de l’égalité hommes-femmes et de valeurs féministes qu’elles jugent dépassées. Contrairement à ce qu’on pourrait penser, leur profil ne correspond pas à des femmes qui ont un faible niveau d’études et qui tombent, à leur insu, dans l’engrenage d’une vie familiale qu’elles n’auraient pas choisie. Non, cette nouvelle génération de housewives à la trentaine, une carrière professionnelle épanouie et voit dans la maternité une opportunité d’échapper à la routine d’un quotidien stressant pour une vie plus tranquille. Mariage tardif et recul de l’âge de la maternité sont des facteurs qui peuvent expliquer ce phénomène et justifier ce changement brutal d’orientation dans la vie d’une femme.

En effet, à une époque où se caser est presque devenu mission impossible, on peut comprendre que certaines privilégient leur épanouissement personnel, quitte à renoncer (temporairement) à une certaine aisance matérielle… Alors, qu’importe les préjugés, après tout ? Elles assument ce retour au foyer et sont loin d’être frustrées

Afrique australe :
C’est en Afrique australe que le phénomène des injonctions contradictoires adressées aux mères a pris la plus grande ampleur et a été le plus systématiquement étudié. En effet, l’une des particularités de cette région est que les femmes y ont été massivement employées au service des Blancs – alors que dans le reste du continent, les serviteurs étaient presque exclusivement des hommes (les « boys »).

Comme dans toute l’Afrique, différents programmes de formation des femmes à leurs devoirs d’épouse et de mère sont instaurés, dans des institutions rappelant les « écoles ménagères » de la France de l’entre-deux-guerres. Mais à l’issue de cette formation, loin de rester les mères au foyer que les missionnaires et autorités investissaient de tous leurs espoirs de réforme sociale, elles utilisent les compétences acquises pour trouver un emploi de maison.

Celui-ci ne procède d’ailleurs pas d’un choix mais d’une obligation liée à la faiblesse des salaires, qui exclut qu’un homme puisse devenir soutien de famille. Ainsi, dans le cas de l’Afrique du Sud, l’organisation sociale, raciale et économique contredit l’éthique familiale en interdisant de facto aux Noires d’avoir une vie de famille : au lieu d’y voir le pivot de leur oppression, les mères noires sud-africaines y ont donc placé leurs espoirs de libération

Ainsi, l’apprentissage de la domesticité et du rôle de mère, considéré quasiment à l’égal d’une profession, a eu des effets contradictoires sur la vie des Africaines. Mais ce changement a été largement contemporain d’un autre aspect de l’histoire de la maternité, étudié par une partie de la production historiographique : celui de la médicalisation de l’accouchement et de la grossesse.

Avec des variations selon les pays, les autorités médicales, parfois associées aux missionnaires, mettent en place dans l’entre-deux-guerres des programmes de suivi médical des grossesses, d’encouragement aux accouchements en institution et de remplacement progressif des accoucheuses par des sages-femmes diplômées. Dans tous les cas étudiés, la préoccupation affichée est celle de colonisateurs inquiets de la mortalité maternelle et infantile, grevant la croissance

Au Maroc, après avoir été longtemps cantonnée à un rôle d’éternelle mineure, la femme souhaite plus que jamais s’affranchir de ces valeurs patriarcales qui l’enchaînent et s’épanouir pleinement, aussi bien dans son travail que dans sa vie de famille. Pour rien au monde elle ne troquerait son porte-documents contre un tablier ! Après de longues années de combats féministes, ce sacrifice paraît même impensable… Pourtant, en Allemagne et dans les pays scandinaves, les jeunes mères sont motivées par un tout autre projet, bien éloigné de la fièvre carriériste qui nous consume: quitter leur travail pour rester à la maison.

En Allemagne, à l’inverse des autres pays d’Europe, l’image de la mère au foyer reste bien ancrée dans les traditions, et cet idéal semble persister dans les mentalités. Depuis août 2013, le pays a franchi une nouvelle étape dans sa politique familiale en lançant la “prime au fourneau”. Le principe? Pour encourager la natalité, l’Etat offre une prime de  cent euros par mois et par enfant aux parents qui décident de se passer des services d’une crèche. Autant dire que cette mesure a fait couler beaucoup d’encre et divisé l’Allemagne ! A gauche, on dénonce un “retour à la politique familiale des années 1950” ; et du côté des patrons, on craint qu’une telle aide ne vienne détourner les femmes du monde du travail. Kristina Schröder, ministre de la Famille qui a initié la loi, y voit quant à  elle “une reconnaissance pour ceux qui ont choisi d’être d’abord parents”.

Le modèle scandinave

La Suède est réputée pour son système (très généreux) de prestations sociales pour les familles : aides à la garde d’enfants, congé parental rémunéré (480 jours à partager entre les deux parents pendant les huit premières années de l’enfant !), larges prestations pour chaque bambin…

Dans les pays scandinaves où l’éducation est une valeur très forte, le “travail à la maison” est considéré comme une activité à part entière et les femmes sont rémunérées pour l’accomplir.

Si cette vie de mère au foyer convient pendant un temps, les mères doivent faire un choix difficile et prennent le risque, dans le cas où elles souhaiteraient reprendre une activité professionnelle, de ne plus être aussi “bancables” qu’avant sur le marché du travail.

Un univers impitoyable qui ne fait pas de cadeaux, surtout après 40 ans ! Quoi qu’on en pense, interrompre une carrière, aussi brillante soit elle, implique des sacrifices qui auront des retombées, un jour ou l’autre, sur le CV et la vie perso. Car ce statut implique inévitablement une perte d’autonomie.

Doit-on s’inspirer du modèle suédois pour inciter nos politiques à mieux intégrer la dimension familiale dans le travail des femmes pour qu’elles n’aient plus à choisir entre leur carrière et leur famille ?

Débat qui en vaut la chandelle au nom des belles valeurs du Féminin et Masculin au service du VIVANT.

La réalité actuelle semble telle :

La progression du travail féminin est irréversible et inévitable. Mais dans son ensemble, le travail rémunéré des femmes se caractérise comme étant peu qualifié, d’une faible productivité, irrégulier, moins payé et moins valorisé que celui des hommes.

Par ailleurs, il est la plupart du temps considéré comme temporaire. Les coutumes, habitudes et mœurs veulent que la majorité des femmes quittent leur poste de travail à la naissance d’un enfant. En fait, elles échangent le travail rémunéré contre des tâches familiales et domestiques (non rémunérées et encore moins reconnues): soigner et éduquer les enfants, s’occuper du ménage …

ICI un article sur “Comment vont les femmes en vrai ?”

5-De la richesse du métier de maman, les conclusions

Somme toute, tout ce que nous vivons peut être initiatique et riche suivant notre capacité à accueillir, accepter et mettre tout son cœur à ce qui est proposé par la vie.

Aussi, il sera capital de souligner que l’idée n’est encore pas de forcer et soumettre qui que ce soit à agir contre son gré ou ses convictions…

Cependant, il me semble opportun ici d’évoquer ma situation personnelle. Libertaire, engagée, passionnée par mon travail j’ai préféré pendant longtemps « favoriser » ma carrière, mon implication sociétale… Jusque au jour où, à la naissance de ma fille tout a basculé : je me suis retrouvée seule, parent isolé à devoir gérer et mon bébé et ma jeune entreprise

En force, j’ai mené les 2 de front avec des temps de gardes réduites au minimum adaptées à mes faibles revenus . J’en suis vite arrivée à la conclusion que je ne faisais rien de bon à vouloir être partout et nulle part à la fois : ma fille était en colère souffrant de ma fatigue et pseudo »présence » et mon entreprise allait au plus mal devant trop peu de choix dans les prestations assurées disposant de maigres disponibilités réelles accusant 6 mois consécutifs sans sommeil.

Je ne faisais rien avec le cœur, tout soumis à des « il faut, je dois » complètement inadaptés à ma vie finalement UNIQUE.

Proche à ce moment là du burn-out parental dont je traite dans cet article j’ai fini par accepter l’expérience qu’il m’était donné de vivre : être MAMAN de tout mon cœur.

Je me suis passionnée encore davantage pour l’alimentation VIVANTE et créative en respect de la VIE (bio, équitable en harmonie avec tous les règnes), étudié les modes émotionnes de l’être humain afin de comprendre davantage les « expressions » de mon enfant…

Intéressée à tous les modes de communication adaptés et respectueux (cnv, éducation bienveillante, méthode Gordon etc…),

Développé mes connaissances en homéopathie et médecine naturelle devant l’indisponibilité du pédiatre, afin de répondre au mieux devant l’urgence des douleurs parfois…
Tout cela pour dire qu’au départ j’aurai refusé catégoriquement de choisir le métier de maman plutôt que ma carrière professionnelle…

La vie en m’imposant une situation devant laquelle j’ai d’abord résisté puis que j’ai accepté et accueilli…  m’a fait un véritable cadeau que j’ai bien failli ne pas voir…

Offrons-nous la chance de vivre pleinement ce que la vie nous offre et nous serons comblés, riches…

Quoi de plus beau qu’être acteur de l’accompagnement des générations futures ?

»Dieu est dans nos casseroles » disait Bouddha ?

Chaque expérience quelle qu’elle soit est source d’initiation et d’expérience unique pour peu que l’on accepte, accueille et la vivons PLEINEMENT… (valeurs du Féminin au passage cqfd)

De vivre cette situation de tout mon cœur, un regain d’énergie s’est opéré (désir ardent, énergie vitale), j’ai appris davantage en 4 ans que dans toute ma vie entière pourtant riche et expérimentale (ICI story telling) et j’apprends encore…Cerise sur le gâteau je parviens désormais à conjuguer mon travail, ma fille et une lourde formation tout en VIVANT pleinement les 3 car rien n’est séparé, l’un nourrit l’autre.

Quand tu acceptes ta vie à bras le corps, tout s’ouvre et des opportunités inespérées apparaissent (« saute et le filet apparaîtra ».

En conclusion :

Le rôle de « mère au foyer » que je préfère appeler « pilier fondateur du foyer » semble voué à disparaître en réaction à un manque de reconnaissance et valorisation.

Si l’on regarde scrupuleusement tous les «bienfaits » qui incombaient à cette mission que ce soit d’un point du vue du confort, éducatif peut-on penser qu’il sera possible de s’en passer ?

Sur le long terme quelles seront les conséquences de nourriture prise à la va vite et industrielle, de reléguer à d’autres  l’éducation de nos enfants, sans omettre que l’enseignement se fait davantage par l’exemple que par la parole ?

Est-ce une évolution économique ou écologique ?

A qui profitera davantage cette nouvelle réalité ?

Sommes-nous au service du VIVANT ou de l’économie ?

Que faisons-nous de ce prodigieux cadeau de la vie ?

Terre de demain terre de deux mains

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A propos de Grangier Carine 17 Articles
Artisane de la nouvelle terre, en amour du Vivant incluant tous les règnes...