La Tente Rouge

 

Bonjour !

Pourquoi les tentes rouges et quels pourraient être leurs objectifs ?

Un peu d’histoire 

Les tentes rouges sont inspirées d’antiques rassemblements de femmes au Moyen-Orient, en Amérique latine, au Maghreb : Danses de la Lune ou Temazcals (sweat-lodges) améridiens ou sud-américains… Les femmes d’une communauté se retrouvaient alors au moment de leurs règles mais aussi à chaque grand événement féminin (puberté, mariage, grossesse, accouchement, ménopause, décès) et venaient le temps d’en discuter, de transmettre leurs expériences.

Les tentes rouges, telles qu’elles se sont développées en France depuis plusieurs années, sont un événement tout à fait original et ne sont pas forcément dans la continuité et l’esprit des filiations qu’on leur cherche même si les comparaisons sont possibles.

Les tentes rouges ont vu le jour en France en mai 2008 à l’occasion des Journées des Doulas, organisées par l’association Doulas de France.  Elles sont nées du rêve et du désir d’une femme après la lecture du magnifique ouvrage d’Anita DiamantLa Tente rouge (ou La Fille de Jacob, selon les éditions), paru en 1997. Il se trouve que simultanément, d’autres femmes aux États-Unis ont eu le même rêve et désiré le même espace sacré. En France, la première tente rouge a été conçue et créée par Daliborka Milovanovic et Elizabeth Echlin, c’est le point d’origine de la diffusion du « phénomène tente rouge ». Certes, la tente rouge est un concept qui peut être librement matérialisé mais ses initiatrices apprécient que la source soit citée.

Voici le lien expliquant l’origine des tentes rouges d’où est extrait ce texte

 

 Pourquoi ai-je souhaité réaliser une tente rouge ?

Je suis née presque révoltée de la position des femmes dans notre société, d’autant que je suis moi-même incarnée en femme.

Je suis passée de la révolte à la guerrière qui voulait justifier de ses capacités physiques, puis pour résumer à la femme initiatrice à 30 ans suite à la lecture du livre Tantra de Daniel Odier (je remercie Aurélie d’avoir mis ce livre sur ma route) puis à la maman où le cycle s’achève pour renaître à lui-même.

Je pense nous enfantons et donc transmettons dans nos cellules nos croyances, forces etc…et…… : nous avons laissé notre pouvoir créateur à l’extérieur !!!

Nous avons la sagesse universelle et savons que « tout est à l’intérieur de nous » et cependant :

  • lorsque nous sommes malades, avant même d’écouter notre corps : nous courons chez le médecin qui sait mieux que nous ce qui est bon ou pas pour nous.
  • Lorsque nous avons des rapports sexuels nous courrons chez le gynécologue qui nous propose des pilules qui interrompront totalement nos cycles naturels.
  • Lorsque nous sommes enceintes nous courrons chez l’obstétricien (de préférence masculine qui a une grande expérience de l’accouchement donc) qui nous expliquera qu’il faut accoucher allongée lorsque la posture naturelle facilitante serait debout !
  • Lorsque nous avons des enfants, nous laissons écoutons tous les jugements extérieurs se contredisant les uns les autres qui savent mieux que nous même comment nourrir, alimenter, faire dormir notre propre enfant…

 

Evidemment il n’est pas aisé avec tout cela d’écouter son intuition puisque nous avons abandonné sur le bord de la route notre capacité d’écoute intérieur !!

Toute va bien madame la Marquise !

Et donc, c’est maintenant qu’une page se tourne…

J’ai pratiqué les sweat lodges pendant 3 ans et Il y a 7 ans pendant 3 années ai proposé des sessions de danses expérimentales-intuitives pour permettre à chacune de recontacter son écoute intérieure, sa force de création.

J’ai dû stopper pour prendre soin du petit bout qui germait en moi pour lequel je souhaitais un accouchement à domicile afin de valider mon pouvoir créateur.

L’idée de cercles de femmes ne m’a jamais quitté et s’est même renforcée de ma situation de jeune maman « monoparentale », à son compte, avec une salle à gérer, un gros toutou en fin de vie, un jardin, une maison etc…

Cette période m’a fait expérimenter la solitude que je n’étais pas prête à accueillir à l’époque et  j’ai souffert de cette solitude, du burn-out dont on ne doit pas parler. Ce sujet est encore tabou associé à honte, culpabilité et humiliation absolument incompatible avec le fait d’être maman : « Comment ose-t-elle se plaindre ayant le plus beau cadeau de la vie entre les mains ? »

(J’y reviendrai d’ailleurs sur un prochain article)

Certes…

Souffert de devoir réduire mon verbe aux balbutiements, mes journée à langer, allaiter, laver,apaiser au détriment de ses propres nuits et alimentations réduits à néant pendant près de 2 années consécutives, on a envie d’en finir d’une manière ou d’une autre…

Je réalise seulement depuis peu que ce fut un temps de bénédiction, une naissance à tous les niveaux finalement où j’ai pu faire exploser ce qui ne me convenait plus, aller à l’essentiel, être hypra organisée…

Un temps pour amener de la lumière de l’amour quand il n’y a plus que tumultes liés aux colères de l’enfant qui vient de naitre dans une société où nous n’avons pas de temps pour lui, colère et peur de la mère, de l’amante, de l’enfant intérieur…

Cette phase m’a amenée à connaitre sur le bout des doigts le guide de l’homéopathie que j’étudiais la nuit, l’alimentation Kousmine et R.Masson que je connaissais mais ai approfondi, discipline positive et parentalité bienveillante, demander de l’aide à une super amie praticienne d’EFT et psychogénéalogie qui m’a accompagnée avec ses séances et reconnectée à mon souffle…

Je me suis passionnée pour d’autres approches éducatives (Montésori, Steiner, Freinet..),les sons prénatals, l’allaitement(que j’ai pratiqué 4 ans et 3 mois défiant les jugements, tabous ,remarques sur le sujet), l’accro-yoga que j’ai développé naturellement avec ma fille, ceci étant la seule chose qui avait une chance de l’apaiser à l’époque, fortement intéressée à la formation de doula, ayant manqué d’accompagnement en cette période sinin fondamentale,cruciale.

Bref, j’ai la chance d’être dotée d’une nature solide, et bienportante j’ai passé les portes maintenant ce qui était douleur est devenue une force réelle qui me nourrit chaque jour.

J’ai envie d’offrir mon cœur, mon épaule, mon soutien, un lieu où chacune pourra être entendue. Lieu de sororité.

De l’intérêt transgénérationnel…

Nous portons dans nos cellules la terreur et désarroi de nos grands-mères brûlées vives sur le bûcher pour soigner avec les plantes, pour leur connaissance et conscience de l’invisible. Morte la sorcière vit en chacun de nous forte de son message.

Nous portons l’enlèvement des Sabines encore plus loin et autant là à l’intérieur de nos cellules. Nous portons tous les abus fait à nos corps qui devient outil de marchandise puisque porteur de vie et garant de la descendance.

Ces mémoires ne sont pas du plomb mais bien de l’or aujourd’hui car source de reconnexion à nos capacités en sommeil.

N’est-il pas temps d’amener de l’amour, compassion, conscience  et permettre la guérison ?

Cette guérison qui permettra à toute notre lignée d’accéder à la paix et pour nous, de transcender ses chagrins, culpabilité, honte, humiliation en pure force d’amour.

 

Unification de nos polarités masculines et féminines

Chaque être humain porte en lui une polarité masculine et une polarité féminine. Ce que les êtres incarnés en femme ressentent violemment dans leurs cellules les êtres incarnés en homme le ressentent aussi même si c’est à une échelle différente.

Nous arrivons au terme de la société patriarcale qui proposait compétitions, volontariat, force et pouvoir. Cette société a eu sa raison d’être et son intérêt  et s’essouffle force de déséquilibre dont l’apparition de la maladie du cancer est l’une des manifestations. La crise budgétaire invite à un retour à l’essentiel, à l’important et s’éloigner du superflu, subsidiaire.

Elle se meurt et s’essouffle pour un rééquilibrage des pôles.

Il est à noter que cette société n’honore pas davantage la noblesse du masculin que du féminin.

L’énergie masculine invite à l’action, concrétisation, force et puissance au service de l’essentiel, de la vie, du sacré. Partenaire, soutenant, il est l’énergie du socle, ancrant et élévateur de ce qui est noble.

L’énergie du féminin est la fécondité et créativité (donner vie à des projets, à la vie elle-même), guérison-amour, authenticité, sensualité-plaisir (cf les 5 piliers de la déesse d’ Aurélia Dabon dans le programme  Femme de Lumière sur lesquels je m’appuie).

La nature féminine permet de mieux se respecter, aimer et comprendre les minéraux, les végétaux, les animaux et de sentir combien ils contribuent au réajustement de notre état d’être. Si nous voulons fleurir dans nos vies, nous devons respecter les rythmes connus de cette essence féminine profonde : jardiner, trier, semer, planter, mourir et renaître en respectant le rythme des saisons de la terre pour cueillir et récolter (Monique Grande).

L’homme attend patiemment que la polarité féminine retrouve sa dimension initiatrice qu’il pourra élever,  et accompagner.

Toute vie se nourrit d’équilibre, il est important aujourd’hui d’aller sonder en nous cette énergie masculine et féminine.

Comment je la nourris ?

Qu’est-ce que j’honore au travers de mes pensées, actions, habitudes, fonctionnement ? Qu’est-ce que je conserve ?

De quoi je me sépare ?

Quelles sont mes nouvelles directions et quels pas je mets en place dès maintenant ?

La première étape de reconnexion au féminin, puisque c’est essentiellement lui qui prêche, sera de découvrir son temple intérieur.

Il sera nécessaire d’apprendre à l’aimer, l’honorer en y installant l’écoute, la profondeur, le respect, l’ouverture du cœur, et tout ce qui respire l’état de Féminitude.

N’oublions pas que nous créons à l’extérieur  ce que nous sommes à l’intérieur ici et maintenant. Notre couple extérieur n’y échappe pas, il est à l’image de notre couple intérieur, d’où l’importance d’aller harmoniser en soi tout d’abord.

 

 

Les tentes rouges sont des occasions de se poser entre femmes, de s’entendre, et s’écouter et transmettre aux générations futures.

Le déroulement de la tente rouge du 18 mars

Cette tente rouge sera un prélude spécial à toutes celles qui suivront puisqu’il s’agit de la première. Nous serons donc toutes des initiatrices et pionnières de la démarche à Sainte Foy la Grande.

Elle aura lieu au 44 rue Alsace Lorraine à Sainte Foy la Grande ou en yourte dans la campagne avoisinante.Vous serez informée précisément du parcours la semaine précédant l’évènement.

La parole de chacune est sacrée, de même que le silence.Il n’y aura pas de thérapie, de coaching ou conseil, seulement la connexion aux entrailles de la mère nourricière qui accueille, accepte, reçoit comme une offrande l’abondance qui s’offre au travers des confessions de ses filles.

Chaque parole ou silence sera donc accueillie dans la bienveillance totale et non-jugement, comme un accouchement de soi-même, une offrande, un partage.

Une vieille sagesse nous dit que la réponse à la question est bien souvent contenue dans la question elle-même, aussi je propose de ne pas chercher à se répondre, plutôt d’évoquer nos ressentis, résonances, ce que cela vient évoquer en soi de manière à laisser à l’autre son pouvoir créateur.

Mon enfant intérieur m’invite à ralentir depuis quelque temps et observer, pour le satisfaire je propose d’aller vers uns « slow tente rouge ».C’est à dire qu’entre chaque partage ou silence il y aura un interlude de chants, tambours, qui permettra de se laisser traverser par les mots et laisser monter la vibration des mots, prendre conscience.

Nous serons bercées par le cd chant des voyelles de Philippe Barraqué une grande partie de la tente rouge, suivant l’approbation de chacune.

Je vous partage chant inspirant, véritable ravissement 

Nous chérirons nos papilles avec fruits secs et oléagineux, tisanes ayurvédiques ainsi que des mets sucrés préparés la veille au soir par mes soins…Je vous invite à participer à votre guise

en amenant des mets salés de votre confection. Vous pourrez également mener des coussins rouges, couvertures permettant encore plus de confort, poufs ou matelas.

Je vous enverrai la veille la photo de la tente afin que vous puissiez juger de ce que vous souhaitez apporter comme complément.

Nous jouerons aux sorcières et diseuses de bonne aventure avec différents jeux de cartes de Doreen Virtue et Monique Grande, afin de contacter notre inconscient avec légèreté et joie augmentant notre capacité d’accueil.

Il s’agit d’un lieu vivant où l’imprévu a sa raison d’être sous toutes ses formes.

Il y aura bien sûr un cadre et fil conducteur permettant que les temps d’écoute et partage de chacune soit respectés (cela peut être au travers du sommeil parfois).

Les thèmes abordés seront :

1-La matrice et ses mots (maux)

a-Comment je vis et accompagne mes lunes ou la ménopause ?

b- Le Flux instinctif, symptothermie

c-L’inter-action entre la lune et mon corps

2- Les aventures initiatiques

a-Femme-enfant

b-femme-amante

c-femme-maman

d-femme-sage

e-femme-guerrière

3-Comment je communique avec moi m’aime et les autres ?

Le début de la tente rouge commencera par un cercle de présentation et gratitude rapide 5’ par personne où nous nous présenterons chacune et énoncerons ce que l’on aime particulièrement chez soi et nos intentions pour ce temps de partage.

Nous clôturerons de la même manière avec une intention, un petit pas à honorer vers soi maime dans les 2 jours qui suivront.

Je vous partage ici Paule Salomon dans la préface du livre Féminitude de Monique Grande, qui trouve les mots vibrants en moi avec une justesse que je ne saurai retranscrire avec mes propres mots.

« Trop peu de femmes bénéficient pour l’instant du grand travail de prise de conscience qui s’est effectué depuis quelques années au cœur de l’identité féminine. Enfin des femmes écrivent sur la femme, pour la femme et pour elles-mêmes, en tentant de s’exprimer non plus avec leur cerveau mais avec leur ventre : une pensée venue du ventre, venue du corps entier de la femme. La démarche est importante et ne fait que commencer.

Un langage d’évolution voit le jour qui distingue différentes étapes dans le processus d’émergence d’une femme à elle-même. Le beau message »deviens qui tu es » s’adresse aussi bien aux hommes qu’aux femmes. Mais jusqu’à présent il n’était pas question de reconnaitre que la femme avait un parcours de développement bien spécifique qui ne pouvait pas se calquer sur celui de l’homme,-ni être fondamentalement compris et dirigé par lui. Au sein des tribus, dans une pensée plus archaïque, cette spécificité initiatique était respectée avec le cercle des femmes et le cercles des hommes. Mais la pensée occidentale «éclairée s’est construite sur la lumière rationnelle du masculin et s’est imposée au nom de l’être(…)

Perdre et retrouver telle est la constante du destin humain. Nous les femmes nous avons perdu l’unité de la déesse-Mère et son pouvoir, nous avons découvert les misères et grandeurs de la servitude, nous avons osé la révolte et souffert de sa division, nous avons cru au savoir et l’éclairage de l’intellect et mesuré la profondeur de nos chaînes, nous avons pris le pouvoir de l’épée et fermé notre cœur, nous réapprenons à rouvrir notre cœur sous la protection de notre force intérieure. Parcours collectif, parcours individuel(…)La société joue dans le registre de la soumission et de la conquête, de l’exploitation et du rapport de force ; il appartient à chacune d’avancer vers plus de complétude, de partage, de réalisation et d’amour. »

Une carte c’est aussi un angle d’approche, une invitation à la réflexion, une façon de fertiliser sa recherche, une pratique, un rappel « Combien de fois vais-je encore m’oublier, me quitter, me conformer à des attentes extérieures ? Comment fait-on pour oublier le meilleur de soi ? Je me suis laissée engloutir »Partout on entend ce langage, d’où l’importance d’un rappel quotidien, d’où l’importance d’une carte.

 

Voici tous les liens”amis” inspirants que je vous partage :

Soin de Bénédiction de Miranda Gray pour la lune du 14 décembre

Lien pour article sur Clarissa Pinkola Estès auteure de “Femmes qui court avec les loups

Aurélia Dabon Femmes de Lumière

Les tentes rouges expliquées par les pionnières

 

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A propos de Grangier Carine 17 Articles
Artisane de la nouvelle terre, en amour du Vivant incluant tous les règnes...