Conversation avec une Eléphante nommée Wassana ou éloge de la lenteur

Je vois d’ici mon entourage pouffer de rire à la lecture du titre considérant le fait que jai une tendance à lhyperactivité depuis plusieurs années !

 L’inspiration de cet article m’est directement venue d’une méditation yeux dans les yeux avec Baam Wassana proposéé par Grégory Wispelaere de la BLF Académie-Agence.

 J’ai clairement entendu ces mots « Je suis là, jai toujours été là »

Ma partie sceptique aux commandes a décrété que, me trouvant dans l’énergie de lours « dhibernation » en cette période de lannée jaurai pu entendre absolument n’importe quoi. J’ai oublié.

Quinze jours plus tard, j’ai réitéré cette méditation, oubliant totalement ce qui m’était venu lors de la précédente.

« Je suis là, jai toujours été là »

Je me suis sentie baigner comme jamais dans la paix, l’acceptation de ce qui est.

De l’intérieur, comme de l’extérieur, j’ai pris conscience de mon calme, de ma paix, de cette puissance qui en découlait…

Mon âme a eu ce besoin impétueux d’exprimer ce que je fais taire depuis si longtemps que j’exprime ce jour par le biais de cet article.

 

Avez-vous entendu dans votre enfance ces mots :

 «Dépêche-toi, mais quest-ce que tu es lent ou lente ! »

Avez-vous un enfant qui ralentit exagérément lorsque vous êtes justement « en retard » ?

Avez-vous dans votre vie fait l’expérience de brasser 15 heures d’affilées quotidienne et ce durant 3 mois d’affilées afin de respecter une échéance au détriment du respect de vos besoins corporels ?

Avez-vous entendu cette petite voix qui vous disait de vous écouter « non, reste au chaud ! » »Ralentis » »annule ce rendez-vous » ?

Avez-vous une fois appuyé sur l’accélérateur de votre voiture pour »être à l’heure » et finalement vous retrouver à l’hôpital pour avoir glissé sur une plaque de verglas ?

 A la première question je peux répondre “oui “ et, pour tout vous confesser jai même eu le privilège de voir lun des murs de ma chambre se parer dun encart maternel affirmant « Lexactitude est la politesse des rois »

A tel point que pour maintenir mon éventuelle cote d’amour ou ne pas être abandonnée à mon triste sort de « lente » jai développé lhyperactivité à linstar de mon rythme naturel qui trouvait sa justesse dans la lenteur et la contemplation.

 

             A la seconde question je réponds « oui » aussi et je salue même cet acte de notre enfant extérieur à limage de notre enfant intérieur.

Comme je l’ai évoqué dans l’article sur l’enfant intérieur, notre enfant extérieur est le miroir de notre enfant intérieur. Il agit comme un « porte-voix » (porte voie) de notre authenticité. Il nous ramène au respect, à l’écoute de notre nature profonde, ce qui est juste pour nous maime.

L’enfant est d’ailleurs considéré dans certaines civilisations, notamment chez les Chamanes Mexicains comme le joyau pur, le guide de sagesse pour peu que l’on sache l’écouter et l’entendre.

 A la troisième, je réponds encore par laffirmative où sest ensuivi un effondrement de la structure que lon pourrait appeler « burn out » si je navais pas eu les ingrédients nécessaires (méditations, libérations émotionnelles, pnl) pour maintenir calme et lucidité dans le tourbillon.

Bref, non sans la fierté de « lexpérimentale des tensions extrêmes », je peux répondre par laffirmative à toutes ces questions à l’exception faite de la dernière où je n’ai pas glissé sur une plaque de verglas mais venue embrasser une mercédes espagnole qui a eu l’audace de me freiner en plein élan !! 

Tout ce que nous vivons et avons vécu est parfait, calé justement sur notre vibration du moment.

Nos expériences que nous créons ou appelons (pour ceux ou celles qui ne sont pas prêts à entendre créateur et responsable) sont donc propices à nos prises de conscience, compréhension, connaissance de soi, ajustements et surtout à l’expression de notre souffle singulier et unique, l’objectif de cet article n’est donc certes pas de venir faire un procès à nos parents pour leurs phrases toutes faites ou répétées qui vont générer des réactions et identités.

Tout cela fait partie d’un beau chemin et chaque pas, chaque étape correspond à l’or qui ne se limite pas au départ et à l’arrivée du parcours (si tant est qu’il puisse y avoir justement une arrivée et départ définis).

 

Qu’est-ce que la vitesse ?

Définition Larousse :

   Rapport de la longueur du chemin parcouru par un mobile au temps mis à le parcourir.

  Grandeur définie par le temps mis à accomplir une action : Il travaille à la vitesse d’un escargot.

  Allure à laquelle se produit un phénomène, temps pris par quelque chose pour évoluer, se transformer, se produire, etc. : Ses cheveux poussent à une vitesse incroyable.

 

Je citerais le célèbre adage « il ne faut pas comprendre vitesse et précipitation » à la défense de la vitesse.

Cependant, la vitesse est-elle une allure naturelle pour le corps ? Lui est-elle salutaire ?

Définitions de la hâte , la frénésie, la précipitation ?

Hâte : Grande promptitude à faire quelque chose, allant jusqu’à la précipitation : Se préparer avec hâte au départ.

Il faut faire vite ce qui ne presse pas pour pouvoir faire lentement ce qui presse.
Il ne faut pas confondre vitesse et précipitation.
Plus on se hâte, moins on avance.

Frénésie : État d’exaltation violente, d’égarement, menant aux pires excès : La frénésie d’une foule en colère.

Enthousiasme très vif : Pièce applaudie avec frénésie.

Violent engouement pour quelque chose : Être pris d’une frénésie de travail.

 

       En somme, si on considère ces aspects dun point de vue corporel, la vitesse, hâte induisent accélération du rythme cardiaque, hausse de la température corporelle, hyper ventilation…

Ce rythme n’est donc pas la cadence naturelle du corps.

En jargon sportif on parle de seuil aérobie (voir anaérobie à l’excès) avec accélération de la fréquence cardiaque, adaptation interne…

Lorsque nous sommes dans le cadre sportif cette action est désirée, voulue, consciente pour répondre à une performance dans un temps donné, elle sera précédée d’une préparation (échauffement warm up) et d’une phase à postériori dite de récupération (cool down).

Lorsque nous courrons nous ne sommes plus alignés les pieds bien ancrés sur terre et la tête vers le ciel connectés à l’énergie cosmique du ciel, nous nous éloignons donc l’espace de quelques instants de notre intuition, discernement

 

Ou prennent-elles leur source ? A quoi répondent-elles ?

Lorsque nous mettons en branle le processus de la hâte dans notre quotidien il s’agit d’un processus de « survie ».

L’homme de néandertal courrait lorsqu’il était poursuivi et que sa vie était en danger, aujourd’hui alors que nous ne sommes plus réellement en danger de mort nous courrons pour ne pas être en retard.

Walace Wattles  écrit « La hâte est une manifestation de la peur »

Si nous regardons froidement nous courrons par peur d’être renvoyés de nos fonctions, critiqués par les collègues ou partenaire, perdre de la crédibilité.

Ces fonctionnements, attitudes répondent donc somme toute à croyances et habitudes.

Si nous regardons de plus près nous percevons un danger lorsque nous sommes rejetés, critiqués et menacés de perdre une source de revenu.

Y a-t-il un risque réel de mort lorsque nous sommes critiqués ou rejetés ?

Est-il possible de mourir ic et nunc du manque d’argent ?

Nous répondons donc au travers de ces fonctionnements aux 5 peurs structurelles évoquées par Napoléon Hill :

1-Peur de l’abandon (perte de l’amour)

2-Peur de la mort

3-Peur de la critique

4-Peur de la maladie

5-Peur de la pauvreté

 

Nous savons maintenant que toute peur quelle qu’elle soit est une partie de nous, salutaire appartenant au cerveau reptilien, que nous pouvons accueillir et canaliser de manière à ce que cette partie de nous ne prennent pas littéralement toute la place ou les commande du navire (eft, hoponopono, libération du subconscient, hypnose bref les technique sont nombreuses).

Le film « Vice versa » de Disney explique bien le processus.

Alors pourquoi courrons-nous ?
 

Y-a-t-il un lien entre la hâte, la compulsion et le consumérisme ?

Compulsion : Force intérieure par laquelle le sujet est amené à accomplir certains actes et à laquelle il ne peut résister sans angoisse (cette résistance faisant la différence avec l’impulsion).
On parle de
 compulsion lorsqu’une tendance intérieure impérative nous pousse à accomplir une action ou à penser à une certaine idée alors que consciemment nous nous y refusons. Exemples : les joueurs compulsifs, les acheteurs compulsifs etc. Cette tendance est irrésistible et la réprimer génère de l’angoisse.


Consumérisme : de l’anglais consumerism, de consumer, consommateur, avec le suffixe -isme, servant à former des mots correspondant à une attitude, un comportement, une doctrine un dogme, une idéologie ou une théorie. Le J.O du 3 janvier 1974 propose d’utiliser les termes de “Consommatisme” ou “Consommaction”. 

Le consumérisme désigne l’ensemble des doctrines, actions et organisations ayant pour objectif la défense des intérêts des consommateurs. La forme la plus fréquente du consumérisme est l’association de consommateurs. Ses actions couvrent les domaines de la protection, de l’information, de l’éducation et le respect des droits des consommateurs.
 

Aujourd’hui dans la société de consommation le terme consumérisme est utilisé dans le langage courant et en sociologie pour qualifier une idéologie économique où la consommation de biens et services dispose d’une place capitale dans la société, sans qu’une idéologie politique lui soit clairement associée, ou si c’est le cas, de manière subtile et insidieuse.


Depuis la fin du XXe siècle, le consumérisme est vivement
 critiqué à la fois par les écologistes et les mouvements “anti-pubs”.

 

La société de consommation crée le besoin par le bians médiatique de la publicité dont le consommateurs se rend plus ou moins victime.

 

La hâte répond à la peur de manquer.

Manquer d’argent, manquer de temps, manquer une affaire, manquer un rendez-vous, un train, manquer la ligne d’arrivée et les honneurs.

Elle répond en somme davantage à des nécessité de l’égo, du mental que de profonds besoins vitaux.

Est-il rationnel de sortir de son axe (rythme naturel, alignement) afin répondre à des « engagements » de « pseudo survie » ?

Il semble donc que l’on peut établir un lien étroit à l’heure actuelle entre la consommation, la hâte et la compulsion.

L’accélération est-elle la réponse ?

Agir vite ne permet pas d’aller dans l’essence, la source, la profondeur de l’action.

Chaque action quelle qu’elle soit pourrait être “sacrée”, porteuse de compréhension ou d’inspiration.

Bouddha dit « Dieu est dans tes casseroles »cest-à-dire que toute action aussi routinière, automatique soit elle peut être loccasion suprême dune prise de conscience, connexion à soi, à la source.

Rien ne serait en soi « futile », tout dépendrait de notre intention au départ et de la conscience que nous mettons dans la réalisation.

 Kalil Gibran a écrit au sujet du travail ceci :

“Le travail est l’amour rendu visible.
Et si vous ne pouvez travailler avec amour mais seulement avec dégoût, il vaut mieux quitter votre travail et vous asseoir à la porte du temple et recevoir l’aumône de ceux qui travaillent dans la joie. 
Car si vous faites le pain avec indifférence, vous faites un pain amer qui n’apaise qu’à moitié la faim de l’homme.
 
Et si vous pressez le raisin de mauvaise grâce, votre rancune distille un poison dans le vin.
 
Et si vous chantez comme les anges, mais n’aimez pas le chant, vous voilez aux oreilles de l’homme les voix du jour et les voix de la nuit.

 

Qu’est-ce que la lenteur ? Où prend-elle sa source ?


Définition Larousse : Manque de rapidité ou de réaction.

Synonyme : apathie

Je suis étonnée de voir combien le dictionnaire lui-même, crée la division, la séparation.

La lenteur n’a pas de propre définition mais existe par comparaison à la vitesse !

Nous avons en nous la capacité d’être lent ou rapide, nous avons ces parties bien distinctes fusionnant ensemble assurent notre plénitude d’être. Notre « ombre » et notre « lumière »fusionnent (à partir du moment où nous les reconnaissons, aimons comme richesse intégrante de notre être.

A notre image, nos parties internes se savent « uniques », riches de leur singularité et originalité.

Nous ne souffrons pas la comparaison nous sachant uniques, il suffit d’observer la réaction d’un enfant »comparé », « mis en compétition » avec un autre la colère ou réaction excessive ne se fera pas attendre.

La lenteur est définie par le dictionnaire Larousse qu’en tant que jupon de la vitesse !

A se demander s’il n’y a pas un parti pris au départ !

Lorsque nous agissons lentement, c’est dans cette paix, cette confiance de ne pas manquer (temps, argent, envie, inspiration).

Nous accordons une valeur égale à l’action, dans le rythme juste, l’amour du travail « profitable », alliant don et recevoir. Je madonne à la tâche, et dans cette attitude de don et douverture je reçois tout autant (plaisir de créer).

Dans ce cas, nous nourrissons notre polarité(dimension) féminine de création : donner naissance à la vie au vivant, à des projets.

A-t-on l’idée d’interférer sur le temps nécessaire  à une grossesse ? Chaque stade de maturation a son intérêt, son rôle crucial à jouer.

Et si nous considérions toutes nos actions, tâches comme une création, une grossesse ?

Quel est le lien entre la lenteur, profondeur et puissance ?

Dans cette lenteur d’un point de vue de pratiquante yoga nous faisons place aussi bien au regard intérieur « ajna » qu’au regard extérieur, nous permettons à « lintériorité » de sexprimer.

De nombreux penseurs et sages ont exprimé cette semblable vision et conclusion que nous faisions partis d’un tout « microcosme » dans le « macrocosme » inter-liés par des énergies palpables et mesurables qui finalement régissent les lois universelles. Nous créons à l’extérieur ce que nous avons à l’extérieur

Gandhi « Change en toi-même ce que tu veux voir changer dans ce monde », Bouddha « Nous créons notre propre réalité »

Notre énergie interne, notre vibration attire les vibrations semblables et nos vies ressemblent à la vibration de nos pensées, puis actions etc…

En somme ma paix, ma sécurité, je la crée tout d’abord à l’intérieur et la manifeste à l’extérieur.

Si je me sens perturbé, dans le manque, la confusion, la solution est bien souvent de plonger en soi, comprendre la source de la discorde pour ramener le calme (techniques je j’aborde dans mes ateliers et utilisées par de nombreux thérapeutes ou artisans du mieux-être).

Je trouve ma force, mon calme et ramène ma puissance créatrice dans la lenteur.

Dans ces moment-là, il n’y a plus de notion de temps : je suis au bon endroit au bon moment parce que je sais que ce que je fais est JUSTE .

Je le fais de tout mon cœur, avec tout mon amour et….comme par hasard je suis parfaitement à l’heure pour les rendez-vous suivants (que je me laisse la possibilité d’annuler si ils ne sont pas calés, justes avec mon énergie du moment)

La lenteur me permet d’être plus juste avec moi “maime”.

 

Elle me permet d’écouter :

  1. mon âme : entendre ce qui me met en joie ici et maintenant, quelle action ai-je plaisir à réaliser,
  2. Mon cœur : bienveillance, amour, respect, non jugement
  3. Mon corps : si je suis en joie mon corps est détendu et les énergies circulent à merveille.

 

 La lenteur permet de considérer que tout est lié et de récupérer une vision globale de ce que seraient de meilleures entreprises, de meilleures villes, de meilleurs rapports humains.

 

Comment peut-on mettre en place davantage de justesse et lenteur dans nos vies ? Quelques pistes

Je vous propose une mini méditation qui me vient de notre amie l’éléphante Baam Wassana que j’ai rencontrée par la BLF académie-agence (Grégory Wispelaere).

1) Plonger son regard dans celui de Wassana

2) Ecouter, entendre son rythme respiratoire, plonger dans l’inspir et l’expir connectés au don et recevoir

3) Laisser la profondeur prendre la place

4) Accueillir les mots, les images, les odeurs, qui viennent sans juger, ni contrôler

5) Je suis l’éléphant, je me sens éléphant..

6) Je me déplace pour l’essentiel ici et maintenant. Je ne cours pas, je suis calme .Je sais profondément que je serai au bon endroit au bon moment. J’entends parfaitement où mon âme m’emmène, mon cœur est ouvert tel qu’à l’origine car j’ai confiance. Ma capacité d’accueil et d’acceptation est immense.

Je suis lourd, et pourtant si léger car je nage dans le sens du courant, dans le flux de la vie.

7) Je suis UN.

Je laisse couler mes larmes de gratitude si mon amour déborde. Je t’aime.

 

 

Voici d’autres pistes…

 

Qu’est-ce que la slow attitude ?

Définition d’une tendance de fond : depuis quelques années, le slow mouvement se décline sous toutes ses formes dans un contexte pourtant relativement tourné vers une course effrénée au temps. L’Homme, dans sa partie « schyzophrène », désire dun côté aller toujours plus vite par peur de manquer de temps (de vie), mais d’un autre, il aspire également à mieux profiter de ses instants de vie pour en apprécier davantage la teneur et le bien-être associé.

Face à cette nouvelle quête de sens dans le rapport au temps et aux choses, tous les domaines de la vie courante se mettent à intégrer cette slow attitude permettant de reconsidérer la manière dont on consomme aujourd’hui. Cette tendance, gage de douceur et de quiétude, célèbre ainsi le qualitatif versus le quantitatif, caractéristique de notre modèle de consommation actuel, afin de soigner son hygiène de vie.

 On parle aujourdhui de slow parenting, de slow management, de slow travel, de slow money, de slow art, de slow book ou encore de slow sex, slow drinking, la slow city, le slow travel, la slow school, slow money…

De nouveaux concepts se développent à l’instar du mouvement Slow Food. Un but commun :

lutter contre l’accélération générale en prenant du recul et le temps de vivre.

Le Slow est une manière de vivre les choses en conscience.

Il faut prendre son temps pour mieux prendre son pied.

Le mouvement Slow ne date pas d’hier, mais il commence à prendre de l’ampleur, au moins dans les aspirations quotidiennes de chacun de nous. L’opération s’est ensuite structurée autour d’actions de mise en valeur des produits et du patrimoine gastronomiques, de l’écologie et du plaisir des papilles.

En termes plus philosophiques, on dirait aujourd’hui : « vivre en conscience ».

Cette approche semble de plus en plus nécessaire, voire vitale, face à l’accélération contemporaine.

 Il ne faut pas voir la slow life comme lunique solution à nos problèmes actuels, mais cependant il est sûr quelle aide à prendre conscience de nos limites, quil y a des standards à ne pas dépasser comme, par exemple, ceux qui sont dordre physiologique.

« A un moment donné, il faut bien dormir et salimenter correctement », rappelle le professeur Dominique Steiler, spécialiste du stress à lEcole de management de Grenoble.

Crise financière et inquiétudes climatiques ont servi de catalyseur aux diagnostics d’une société en surchauffe.

Jean-Louis Servan-Schreiber a publié « Trop vite » (Albin Michel), critique du court-termisme qui domine un champ politique éperonné par les sondages, une économie soumise au bilan trimestriel et nos actions quotidiennes : repas sur le pouce, speed dating, consommation frénétique, etc.

Face à ce diktat de la vitesse, l’idéalisme slow ne joue pas la rigidité.

« Je le compare à un médicament homéopathique, affirme Carlo Petrini.

C’est l’antifuturisme dans le sens où nous nous opposons au culte de la vitesse, mais aussi parce que nous ne professons pas une philosophie absolutiste. Le but de la slow life, c’est de permettre aux gens de se réapproprier le droit de choisir leur rythme de vie. »

Opter pour la vitesse ou la lenteur de la réflexion, en toute conscience, sans être conditionné par les circonstances, tel est le message de la slow life qui cherche à nous offrir une liberté par rapport au temps. Ne plus être débordé ou stressé. On peut rêver !

Le slow n’oblige personne à aller contre son rythme naturel. Au contraire, il invite chacun à trouver le tempo giusto [« juste temps »] pour chaque chose.

Ne sera-t-il pas nécessaire de passer par le slow, au sens de prendre le temps de s’arrêter pour penser, si l’on veut retrouver de la qualité et du sens ?

Les entreprises commencent à comprendre qu’offrir aux employés la possibilité de travailler à leur rythme les rend plus impliqués et plus créatifs. La crise économique a fait prendre conscience de la nécessité de piloter sur le long terme, en envisageant ce qui est durable pour l’humain et l’environnement, plutôt que le nez rivé sur les profits à court terme.

La vitesse, dans de nombreux domaines, condamne à n’effleurer que la surface des choses.

Une autre dimension du slow est aussi de rétablir des liens entre des domaines que la vitesse isole.

Voici des liens concernant la sow attitude :

Ralentir 

Livre éloge de la lenteur de Carl Honoré 

Livre “Ralentir”Laurence Roux Fouillet

 

La slow food

 


Le
 slow food est un mouvement international présent dans 132 pays. Créé en 1986 par le chroniqueur gastronomique italien Carlo Petrini, cet art de vivre se positionne en opposition à la standardisation et à la banalisation alimentaire.

Ce mouvement est parfois qualifié « d’écogastronomie » en raison de sa volonté de respecter l’environnement.

  • Défendre la biodiversité

Face à la profusion de plats préparés et à l’industrialisation de l’agriculture, le slow food propose de protéger le patrimoine alimentaire mondial en consommant des aliments provenant de petits producteurs locaux ou d’ailleurs.

  • Eduquer au goût

Selon le slow food, il faut réapprendre le goût avec une nourriture de qualité. On doit retrouver l’envie de découvrir les saveurs de divers aliments et comprendre leurs origines ainsi que les conditions de leur production. Le slow food propose de prendre le temps d’apprécier le plaisir de la table.

  • Se rapprocher des producteurs

Face aux multinationales, le slow food veut promouvoir l’alimentation locale en vous faisant prendre le temps de découvrir des producteurs et leur savoir-faire pour un meilleur respect de l’environnement. Pour cela, sont mis en place de nombreux salons ou marchés paysans afin d’encourager les produits du terroir réalisés sans porter atteinte à l’écosystème.

Pense-bête : pour plus de convivialité, le mouvement slow food a mis en place plusieurs groupes locaux, ou « convivium”.

 

Lien sur le site de la slow food

La Slow Education

Pour Lenore Skenazy, auteure du livre et blog Free-range Kids : « les parents doivent donner autant de liberté à leurs enfants qu’ils en avaient pendant leur enfance, et admettre qu’il n’y a pas cinquante fois plus de prédateurs que quand ils étaient eux-mêmes jeunes ».

Les familles adeptes de la slow éducation choisissent pour leurs enfants, des écoles telles que Freinet, Montessori ou Steiner.

Celles-ci prônant une pédagogie alternative, dénuée de compétition entre élèves et système de notation.

Trouver le rythme adapté à chacun et non pas ralentir les enfants ! Pour Maurice Holt, professeur en sciences de l’éducation, nous assistons aujourdhui, au processus inverse. Laccent est mis sur  » luniformité et la mesurabilité des processus et des résultats », impliquant que chaque enfant doit obtenir, au même moment, les mêmes résultats en fonction de lavancée des programmes scolaires.

Le Slow Travel

Il est possible de voyager autrement !

L’idée est de prendre le temps de la découverte, notamment vis-à-vis des populations locales visitées.

Ainsi l’impact du voyage sur l’environnement sera minimisé.

Vous pensiez vous organiser un séjour en prenant l’avion ? Préférer le train ! Et sur place, optez plutôt pour les transports collectifs ou « zero pollution » comme le vélo, par exemple ; )

La curiosité et l’écoute sont les qualités essentielles pour pratiquer le slow travel. Et oui nous sommes alors plus à même de re-découvrir la nature, la culture et la gastronomie d’une région ! 

Prendre le temps, c’est s’ouvrir à de nouvelles rencontres, trouver un équilibre et enfin, mieux s’imprégner des lieux où l’on se trouve.

 

La slow cosmétique

 

 

 

La slow cosmétique,a été initiée par Julien Kaibeck qui enseigne laromathérapie et la cosmétique en France et en Belgique, et désormais comment prendre son temps et mettre un zeste de sobriété dans sa salle de bain.

Les préceptes de son concept invitent à une beauté plus naturelle et plus responsable, avec peu de moyens et implique une nouvelle gestuelle.

La slow cosmétique ’est un peu une troisième voie qui prône un retour au naturel et à des choses essentielles“, donne comme définition le fondateur du mouvement, qui s’oppose ainsi à la cosmétique conventionnelle (jugée trop toxique et trop décevante) en revendiquant l’utilisation préférentielle de sa forme naturelle (et sa version bio).

Il incite également à créer soi-même ses produits, ainsi qu’à pratiquer la gymnastique faciale.

La slow cosmétique exclut donc tous les ingrédients issus de la chimie lourde (pétrochimie) et de synthèse comme les huiles minérales, les silicones, les parabens, le plastique, les substances irritantes et autres additifs chimiques, et valorise l’utilisation de matières premières naturelles comme les huiles végétales, les plantes aromatiques ou les minéraux.

Mais au-delà d’un concept qui tend à promouvoir ou à s’opposer à une forme de cosmétique, la slow cosmétique appelle surtout le consommateur à mieux réfléchir à chacun de ses actes de consommation.

C’est à dire à s’interroger sur des questions finalement de bon sens comme Est-ce que jai vraiment besoin de ce produit ? Quel est l’impact d’un tel produit sur l’environnement ?”. Jugeant le marketing trop polluant pour le cerveau“, il incite à “discerner le vrai du faux”, “calmer nos aspirations illusoires“ et réduire le nombre de produits dans nos salles de bain.

En somme, il nous propose de faire le tri dans nos actes de consommation et nos gestes de beauté.

La slow cosmétique est donc une nouvelle recette de beauté dont les ingrédients naturels “remettre du sens” + “mieux consommer” + “s’interroger doucement mais surement” sont à mélanger harmonieusement, à faire macérer pendant un temps indéterminé, et à consommer sans modération…

 

Site de Julien

Site slow cosmétique

 

Le slow sex

 

Le slow sexe prône la “décélération érotique”. Comprendre : l’art de prendre son temps pendant le rapport sexuel. Là où la société valorise la course à la performance, au boulot comme au lit, les disciples du slow sexe préconisent de ralentir pendant les rapports amoureux pour (vraiment) prendre s

On s’entend d’autant mieux au lit que l’on s’offre du temps de qualité en dehors de la chambre, en mangeant mieux, en travaillant mieux, en consommant mieux…

Aurélia Dabon dans sa formation “Femmes de Lumière” évoque et explique clairement le fait de retrouver l’androgynie originelle dans l’acte d’amour et l’importance du “sacré” de la rencontre.

La lenteur favorise la découverte du corps de l’autre, la sensorialité et ouvre les portes de la conscience.

Plusieurs philosophies orientales considèrent la sexualité comme un élément fondamental du développement intégral de l’individu. Son action se ferait sentir sur tous les plans : physique, psychologique, émotif et spirituel.

Dans ce contexte, la sexualité est considérée comme sacrée. Les dimensions masculine et féminine représentent alors des forces énergétiques complémentaires, et c’est la fusion de la polarité mâle avec la polarité femelle qui permet d’atteindre lextase et le « sacré ». Le sacré dont il est question ici est le sentiment de participer à la grande danse de l’existence, d’être en connexion intime et aimante avec tout ce qui vit.

Éveil et extase par le tantra

Le tantra (ou tantrisme) est probablement la pratique de sexualité sacrée la plus connue. Il faut savoir que le tantra est d’abord une voie spirituelle, un des nombreux courants de l’hindouisme, religion multiforme très répandue en Inde. Il s’agit d’un vaste et riche système de pensée qui ne saurait en aucun cas être ramené à la seule dimension sexuelle. Il est vrai toutefois qu’un courant à l’intérieur du tantra considère l’acte sexuel comme une pratique pouvant mener à la connaissance suprême. C’est au tantra que l’on doit le concept à la base de la sexualité sacrée : l’être humain est d’essence divine, et cette essence est à la fois masculine et féminine (représentée par Shiva et Shakti, que l’on voit s’accoupler dans les temples hindous).

La pratique d’une sexualité sacrée pourrait participer à la transformation intérieure capable de mener à « l’Éveil », cet état transcendant permanent.

De plus, ces pratiques permettraient de goûter des sensations physiques également « extatiques ».

Au-delà du génital

La pratique est censée amener les partenaires à élargir leur expérience sensorielle bien au-delà de la zone génitale (mais sans l’exclure). Le corps entier devient alors érotique et capable de sensations orgasmiques. Plusieurs techniques visent plus particulièrement à développer la capacité d’avoir un orgasme qui soit dirigé vers lintérieur plutôt que projeté vers lextérieur. Chez lhomme, il peut même se produire sans quil y ait déjaculation (voir, dans la bibliographie, les livres de Mantak Chia).

Comme c’est le cas pour la méditation, la sexualité sacrée se présente comme une activité simple à comprendre – être en relation dans un état de profonde attention et de conscience -, ce qui la rend accessible aux néophytes. Mais, tout comme pour la méditation, il s’agit aussi d’une voie profonde et pleine de subtilités. Elle ne se révèle vraiment qu’au fil du temps et de la pratique assidue – pour le plus grand bonheur de ses adeptes.

Cela dit, les pratiques de sexualité sacrée en Occident s’inspirent aussi du taoïsme, antique philosophie et religion de la Chine dont le symbole représente justement l’interdépendance des énergies mâle et femelle. Plusieurs chercheurs et auteurs contemporains – de manière plus ou moins authentique et intense – ont étudié ces pratiques et les ont traduites pour un public occidental.

Le tantra en pratique

Le corps étant perçu comme un merveilleux outil à notre disposition pour raffiner et transformer la conscience, il s’agit de porter une grande attention à ce qu’il peut faire connaître. Par conséquent, les exercices ne sont pas des règles à suivre ou des recettes, mais des moyens de favoriser, chez les partenaires, un état réceptif à « ce qui est ». La clé est d’être patient, attentif et présent, et de laisser les sensations et le plaisir circuler, varier et grandir.

Un état de détente est absolument indispensable à toute rencontre, tant pour éviter la distraction que pour donner accès à toute l’énergie disponible. Il faut également libérer l’esprit et le coeur des frustrations et des rancunes non exprimées afin d’atteindre le niveau de confiance  nécessaire entre les partenaires.

Développer l’habitude d’exprimer ses sentiments de manière limpide devrait donc accompagner la pratique.

Le tantra a été le premier au monde à tenter d’élever le sexe au niveau spirituel.

Toute l’humanité souffre d’obsession sexuelle, qu’elle soit due au libertinage ou à la répression. Toute l’humanité s’intéresse au sexe vingt-quatre heures par jour… Le Tantra essaie de réparer ce que la société a fait. Le Tantra est médicinal. La société a réprimé le sexe; le Tantra se présente comme un remède pour vous aider à rétablir l’équilibre.

Le sexe tantrique n’est absolument pas du sexe, c’est de la méditation.

La méditation doit sappliquer à tous les domaines de votre vie.

Quoi que vous fassiez, faites-le en méditant. Marcher en méditant, mangez en méditant, et si vous faites l’amour; faites l’amour en méditant.

Nous nous trouvons au centre du sexe, notre énergie se trouve au centre du sexe. À partir de cet endroit, il doit évoluer vers le haut, et bien au-delà. Si nous rejetons le centre-même, nous continuerons à nourrir l’illusion que nous évoluons, mais au fond nous n’évoluerons pas. Et nous aurons rejeté le seul endroit à partir duquel une évolution est possible. Le Tantra accepte donc le corps, accepte le sexe, accepte le tout.

 Et le Tantra dit : la sagesse accepte le tout et le transforme ; il n’y a que l’ignorance qui rejette.

 

Voici le lien du livre Tantra de Daniel Odier

Lien pour le livre Slow sex

Site méditation orgasmique

 

 

Mes astuces et affirmations de slow attitude

Mes routines d’hygiène corporelle deviennent sacrées et de véritables soins

-Brossage de dents « Je prends soin de mes dents et japprends à les aimer de plus en plus » « Je suis une indienne et adopte le grattage lingual » »Je suis minutieuse et soigneuse et jadore »

-Brossage de cheveux « je libère mes cheveux de toutes les impuretés en les brossant avec amour et conscience »

-La douche : en prenant soin de ma peau que japprends à la connaitre et l’aimer de plus en plus

Je transmets ces valeurs à mes enfants lors des bains ou soins communs par exemple.

Au sujet de l’alimentation « je suis une reine »

Je choisis scrupuleusement mes ingrédients en cohérence avec ma reconnaissance à la Terre mère Gaïa (local, bio, de saison etc…)

Lorsque je cuisine « Je suis une artiste offrant mille palettes de couleur »

Je suis une sorcière, chamane savante qui prend le temps de ressentir l’énergie et les besoins du corps »

Je prends un plaisir fou que je partage avec mes enfants si j’en ai. Cela permet d’allier l’utile à l’agréable le jeu, l’éducation, le partage .Même si jai la sensation de ne pas avoir beaucoup de temps.

Communication écologique

Je ne m’en prends pas à mon entourage si je ne me respecte pas.

J’apprends à respirer, faire 2 minutes de pauses pour ressentir de quoi mon corps a besoin et mon cœur envie.

J’apprends à dire « Cest une bonne idée cependant ici et maintenant jai envie et besoin de ça, après peut-être on verra »

Mes déplacements sont « poésie »

Si je dois faire un trajet court pourquoi ne pas le faire à pied ou vélo avec mes enfants sur le thème « Les explorateurs »

Si je dois prendre le train, le métro je profite du trajet pour faire le vide et m’imaginer touriste en voyage « détendue et disponible »

Si je prends la voiture je joue à l’experte temporelle en faisant tout ce que je dois faire en un seul trajet.

Si je dois la prendre plusieurs fois de manière impérative j’en profite pour faire mes affirmations (semer mes graines et créer de nouvelles connexions neuronales).

Les impératifs boulots »

Je rends service à l’autre en étant juste avec moi maime »

De plus en plus je me fais confiance, j’écoute mes envies profondes du moment.

Si je me sens davantage apte à trier, ranger, faire de l’administratif  j’écoute cette aptitude de linstant qui soffre à moi. Je ne force pas les rendez-vous parce quil y a écrit « coaching » sur mon agenda ou l’écriture dun article parce quil y a écrit « journée création contenu »

J’apprends à accepter de décaler mettre de la souplesse et fluidité, confiante d’être encore plus efficace.

Cap sur la joie !

Dans la journée je prévois au moins 30 min à 1 heure pour réaliser une activité qui me procure de la joie réelle :

Prendre un thé avec une copine

Jouer  à la danseuse et chanteuse avec ma fille

Lire un bouquin

Ecouter une méditation

Aller faire des bisous aux ânesses du coin…

Jouer à combiner de nouvelles tenues, créatrice de mode

Faire l’amour

 

 

Je vous laisse me partager plein d’autres idées ainsi que vos commentaires !

 

 

Toute ma tendresse

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A propos de Grangier Carine 17 Articles
Artisane de la nouvelle terre, en amour du Vivant incluant tous les règnes...